Bilan de ces 5 semaines à vélo

1712 km pédalés en 115h sur 35 jours, vitesse moyenne de 14.8 km/h

~7200m de dénivelée (positive, et autant en négatif)

+16% : plus forte montée (sans la carriole, +11% avec)

-11% : plus forte descente

92,7 km : plus longue étape

23 km : plus courte étape

~1900 km de train

3 TGV, 3 TER, 2 transiliens, 1 bac et 1 bateau pris

3 nuit chez des hôtes warmshowers et 30 nuits en camping

40 photos publiées en direct

âge des enfants au départ : 3 ans et demi et 16 mois

Voilà pour les nombres, et voici le chemin que nous avons parcouru :

Carte du chemin que nous avons suivi le long de l'eurovélo 1

 

Nos étapes préférées :

  • toute la partie bretonne, de Morlaix jusque Josselin, pour ses paysages et les différentes villes traversées

Nos pires étapes :

  • notre passage par Paris, pour nous avoir donné un aperçu de l’enfer du cycliste au milieu de tous les autres usagers motorisés
  • la côte basque, malgré ses paysages magnifiques, pour son absence de signalisation (voire signalisation fausse), ses très mauvais aménagements (quand il y en a) et les conducteurs de voiture qui roulent n’importe comment

Bilan matériel :

  • 1 valve de chambre à air cassée suite à un oubli (oui, il faut penser à déverrouiller l’antivol de cadre avant de pédaler)
  • 1 crevaison et 1 rayon cassé sur la carriole (côté droit, donc souvent hors du chemin, et c’est également de ce côté qu’était l’enfant le plus lourd)
  • 1 chaîne qui est sur la fin de sa vie

À part ces petits désagréments rapidement réparés, nous n’avons eu aucun autre soucis matériel, que ce soit sur les matériel de camping ou sur les vélos… Et pourtant, la qualité du revêtement varie entre les graviers type ballast de chemin de fer et le bitume parfaitement lisse, en passant par les petits chemins de forêt et le pseudo stabilisé peut avoir toutes les proportions sable/gravier.

Bilan physique :

Pas de courbatures ni aucune douleur ! Il faut croire que notre choix de selles était le bon : nous les supportions sans problème, même sur nos plus longues étapes de 90km, et ce sans cuissard. Notre endurance s’est améliorée progressivement, et plutôt rapidement ; nos étapes se sont allongées naturellement au fur et à mesure.

Bilan humain :

Nous avons un peu tâtonné pour trouver le rythme quotidien qui convient à tous.  Notre journée idéale : réveil à 7h, départ vers 10h, pour bien avancer le matin au moment où les enfants supportent bien la carriole, dorment ou jouent calmement ; une pause repas vers midi, si possible avec des jeux, et recherche d’un camping avant 16h, pour avoir le temps d’aller à la plage ou de jouer le soir.

Cassandre a bientôt 4 ans et elle s’ennuie parfois dans la carriole. Comme elle nous l’a demandé, nous envisageons de la faire pédaler sur une troisième roue ou en follow-me lors du prochain voyage… qu’on aimerait bien faire durer plusieurs mois à l’étranger en 2016 !

De Bayonne à Hendaye au pays basque

11 et 12 août 2015

Nous quittons Bayonne en suivant l’Adour, l’Eurovélo est plus ou moins balisé. Arrivés à l’embouchure, nous traversons des zones résidentielles jusqu’à Biarritz.

Le phare de Biarritz vu d'Anglet

Nous traversons la jolie ville de Biarritz, en prenant le temps de regarder les maisons cossues et le rocher de la Vierge, puis nous continuons à longer la côte vers la plage des surfeurs, cul-de-sac. Nous faisons demi-tour pour emprunter la route qui monte pour quitter le centre-ville, et faisons une pause pique-nique et jeux à la sortie de Biarritz.

L’eurovélo n’est ni très bien aménagé ni très bien indiqué sur cette portion, ça monte et descend beaucoup ; à Guétary, une côte à 16% en gravillons nous fait mettre pied à terre. Nous pédalons tant bien que mal jusqu’à Saint-Jean de Luz en pleine chaleur, entre voie partagée avec les piétons et route sans aménagement cyclable.

La vue près de Bidart

Bidart

L'EV1 longe parfois les plages dans les criques

Nous longeons la jolie baie de Saint-Jean-de-Luz. Encore une fois, comme nous avons visité la région il y a peu de temps, nous ne prenons pas le temps de nous arrêter.

La baie de Saint-Jean-de-Luz

Puis nous empruntons la magnifique route de la corniche, en contre-haut de l’océan, qui est absolument abominable à vélo. Les voitures roulent vite, nous doublent même s’il y a du monde en face. C’est le moment que choisissent les enfants pour s’agiter dans la carriole, nous faisons une pause goûter sur un parking.

La corniche

Puis nous reprenons la route : en arrivant près d’Hendaye, une piste cyclable se sépare de la route, ouf !

Hendaye, fin de notre périple

La descente sur la ville est assez jolie, surtout que nous pouvons profiter du paysage sans nous soucier en permanence de la circulation automobile. Nous nous dirigeons directement vers l’office du tourisme, où on nous annonce que tout est complet, mais après un petit coup de fil, nous trouvons une place dans un camping près du centre. Pendant que Marie et les enfants installent le camp, Guillaume part à la gare chercher nos billets pour le lendemain : le trajet de l’Eurovélo est impossible à vélo, il faut emprunter des escaliers, ce petit repérage nous servira pour éviter les portions impossibles le lendemain !

Après notre dernier repas cuisiné dans la popote, nous allons faire un tour sur la plage pour manger une glace et faire voler notre cerf-volant.

Glaces et cerf-volant sur la plage d'Hendaye au coucher du soleil

Nous profitons de notre dernière matinée de vacances pour nous baigner encore une fois dans l’océan le lendemain, avant de pédaler jusqu’à l’Espagne.

Un super dernier château de sable

Détour par l'Espagne juste avant d'attraper le train de retour

Après un pique-nique dans la gare d’Hendaye, nous grimpons dans le train avec les vélos pour une grande après-midi de train, avec un premier changement à Bordeaux, et un deuxième à Agen, nous avons choisi le même train que pour notre retour au mois d’Avril. Nous rencontrons pas mal de cyclovoyageurs dans le train, c’est sympa d’échanger avec eux.

De Moliets-et-Maa à Bayonne

    Du 9 au 11 août 2015

En quittant le village de Moliets-et-Maa, notre connexion internet avec les téléphones est très mauvaise, nous ne pouvons donc pas appeler les campings sur notre route… Nous pédalons jusqu’au camping municipal de Vieux-Boucau les Bains, complet, mais qui nous donne la brochure des hébergements du village. Nous trouvons un camping le long de la Vélodyssée qui nous propose de partager un emplacement avec des campeurs en voiture : ils gardent deux demi-emplacements pour les cyclos.

Les derniers jours de pédalage dans la pinède, la difficulté à trouver des places dans les campings chaque soir, et l’affluence touristique sur la côte ont entamé notre motivation. Cassandre s’ennuie vraiment dans la carriole, nous nous posons la question de prendre le train du retour dès le lendemain. Nous partons à vélo à la plage de Vieux-Boucau, grosse station balnéaire ; le sable est parfait pour faire des châteaux, et nous trempons tous nos pieds dans les vagues. Finalement, il ne reste que deux jours avant d’atteindre Hendaye, ça serait dommage de s’arrêter là, nous décidons donc tous ensemble de continuer et d’aller voir l’Espagne ! Nous rentrons ensuite tranquillement au camping pour notre repas habituel : apéro limonade et chips, et pâtes aux légumes.

Ciel contrasté sur la plage de Vieux-Boucau-les-Bains

Nous retrouvons pour le dernier jour la piste dans la pinède le lendemain matin, en compagnie de nombreux touristes en balade et de vélos de route. Nous traversons ensuite la longue station balnéaire Soorts-Hoosegor-Capbreton. Nous pique-niquons dans un joli jardin public, avant de reprendre la piste cyclable, entre pins, dunes et littoral.

Encore un peu de pinède au nord de Bayonne

Jeux à Capbreton

Les sous-bois sont plus touffus, il y a de l’herbe et des cosmos semés près de la piste en arrivant à Tarnos, c’est très joli. Il n’est que 14h, mais nous décidons de nous arrêter là pour aujourd’hui, pour profiter de la plage, nous reposer et jouer avec les enfants. Nous attendons l’ouverture de l’office de tourisme, qui nous informe gentiment qu’il faut revenir sur nos pas pour trouver un camping où nous pourrons planter notre tente. Nous repassons donc près des cosmos et de la voie ferrée aux caténaires en ogive jusqu’à Ondres, où nous sommes très bien reçus dans un camping près de la Vélodyssée, et avec navette pour la plage. Nous embarquons donc dans la navette pour aller nous baigner. Guillaume et Marie plongent dans les vagues chacun leur tour, pendant que les enfants jouent au sable. De retour au camping, Cassandre et Hector veulent aller faire un tour aux jeux avant le repas… les adultes les surveillent depuis la terrasse du bar !

La plage de Tarnos avec vue sur les Pyrénées

Grosse étape prévue pour le lendemain, nous devons aller jusqu’à Hendaye. Nous partons donc assez tôt du camping, le trajet traverse un quartier de Boucau construit autour d’une forge, avec église, logements, école etc, très homogène. Nous longeons ensuite l’Adour  et le port de Bayonne sans aménagement cycliste, jusqu’au pont qui nous permet de rejoindre la vieille ville. Nous ne nous attardons pas dans Bayonne, toujours aussi jolie, parce que nous l’avons visitée deux ans auparavant. Nous prenons juste le temps d’acheter du jambon pour le pique-nique, et de faire une petite pause chocolatines dans un parc.

Passage par Bayonne

De Hourtin à Moliets-et-Maa entre pins et lacs

Du 5 au 9 août 2015

Au niveau du village d’Hourtin, que le trajet évite, nous rejoignons une grande et large route bitumée interdite à la circulation automobile. Nous pédalons vite malgré la chaleur, dans la pinède, entre le lac et l’océan, sans jamais apercevoir ni l’un ni l’autre. La pause pique-nique est courte, il fait finalement moins chaud sur le vélo ! En arrivant au sud du lac d’Hourtin, notre route esquive encore un village (et ses potentielles fontaines à eau, détail important ce jour-là), et traverse les dunes, les pentes sont raides, c’est dur pour ceux qui pédalent. Petite compensation : les paysages sont moins monotones, la forêt est variée et les points de vue changent.

La pinède sur les dunes au Sud d'Hourtin

Nous décidons de nous arrêter pour aujourd’hui à Lacanau, il fait bien trop chaud. Nous rejoignons la piste Lacanau-Bordeaux, très empruntée, jusqu’à la station de Lacanau-Océan.Il y a du monde partout !

Lacanau-plage, la semaine du 15 août

L’office du tourisme nous annonce que tous les hébergements sont complets, et nous envoie au Mourtix, à plus de 6km de là, près du lac. Un coup de fil au camping nous coupe notre envie de prendre le temps de manger une glace, les places partent vite ; nous remontons en selle jusqu’au camping municipal 1* du Mourtix, au confort sommaire mais au prix élevé. Seul avantage, il est près du lac, nous allons nous baigner, et les enfants peuvent patauger bien plus tranquillement qu’à l’océan. Nos réserves de nourriture sont basses, nous optons donc pour un restaurant près du lac, cher, désagréable et pas très bon.

Le lendemain matin, à la recherche d’une supérette, nous traversons les quartiers sud de Lacanau… mais le seul lieu d’animation et de commerce est au centre de la station, et la supérette est minuscule. Après ces longs détours, nous revoilà sur la Vélodyssée, dans la pinède, entre lac et océan. Le trajet est monotone, on observe les différents stades de pousse des pins, de la parcelle où les pins viennent d’être coupés à celle où ils sont immenses, prêts à être coupés.

L'ombre clairsemée des pins

Ca monte et ça descend, au milieu de la pinède

Nous décidons de ne pas faire le tour du bassin d’Arcachon par l’itinéraire officiel de la Vélodyssée, mais de le traverser en bateau, nous pédalons vers le Cap Ferret. C’est une journée difficile pour Cassandre, qui s’ennuie vraiment dans la carriole, nous devons déployer des trésors d’imagination et de patience pour qu’elle laisse son frère tranquille. Nous passons un coup de fil à l’Office du Tourisme, qui nous explique qu’on ne trouvera pas de place… On tente un camping côté bassin, le tarif est dissuasif, on file vers le camping du Truc Vert, côté océan, tout confort, avec une supérette bien achalandée. Nous faisons un petit tour à la plage pour tremper les pieds et faire des pâtés avant le repas, terminé par une glace mangée sous les pins.

Pour attraper le premier bac pour Arcachon, nous avons mis le réveil à 6h le lendemain. Nous pédalons dans la fraîcheur et le calme du début de matinée pour rejoindre l’embarcadère, c’est très agréable. La traversée en bateau avec les vélos est un peu chère, mais ne pose aucun problème ; l’arrivée sur la ville d’Arcachon est très jolie.

Arrivée sur Arcachon, en bateau

Nous pédalons un peu dans le centre-ville et les différents quartiers, Arcachon est une ville qui arbore sa richesse, la population est assez âgée, nous nous y sentons étrangers.

Le centre d'Arcachon

Prochaine étape : la dune du Pilat. Nous pédalons à travers des zones résidentielles jusqu’au gigantesque parking du site naturel. Nous garons nos vélos et leurs sacoches, et partons à l’ascension de la montagne de sable. Hector est sur le dos, Cassandre monte avec plaisir dans le sable. La vue depuis le haut sur le banc d’Arguin, l’océan, la forêt et l’ensemble de la dune est remarquable. Les enfants s’en donnent à cœur joie pendant la descente dans le sable, et après un pique-nique au milieu des touristes, nous remontons en selle.

La dune du Pyla

Depuis le haut de la dune du Pyla, on a une belle vue sur la forêt

L’itinéraire suit un moment une route où les voitures roulent (trop) vite et (très) mal, puis repart dans la pinède jusqu’à Biscarosse-plage. Pause goûter et office du tourisme, puis nous nous dirigeons vers le lac de Biscarosse, la piste monte et descend beaucoup dans la forêt, les essences d’arbre sont plus variées. Le lac de Biscarosse est vraiment joli, entouré de pelouses, ça change des pins et du sable. Nous plantons notre tente dans un camping sur la plage sud du lac, et nous profitons d’une longue baignade dans l’eau tiède avant le repas.

Camping sur la plage

Un gros orage éclate dans la nuit, Guillaume sort creuser une rigole autour de la tente. Le matin, il pleut encore, nous attendons une accalmie pour plier la tente. Nous pédalons ensuite sous une pluie fine, le long d’une grande route bordée de magasins, de champs, et d’une serre de production industrielle de tomates, ce n’est pas très agréable. Nous rejoignons enfin une piste dans la pinède, puis nous longeons l’étang de Biscarosse, près duquel se trouve un camping qui a l’air très accueillant, mais il est encore trop tôt pour s’arrêter, nous continuons de pédaler sous une petite pluie.

Des pins à perte de vue

Première crevaison des vacances, la roue droite de la carriole, qui a dû roulé sur une ronce. Après le changement de la chambre à air, il est largement l’heure de trouver un camping, celui près de la plage nous annonce 60€ la nuit… nous voilà partis pour quelques km vers l’intérieur des terres, où nous trouvons un camping dans la pinède.

Réparation de notre première crevaison sur la carriole

Une nuit au pied des pins

Il pleut dans la nuit, nous replions la tente mouillée le lendemain, nous ne voulons pas perdre de temps pour cette nouvelle étape de pinède. Nous trouvons des fruits et légumes bio au marché de Contis-Plage, avant de nous engager au milieu de différentes parcelles de pins.

La régénération naturelle est en marche, comme nous le dit l'ONF

Les pins n'ont pas tous la même hauteur

Oh, mais ne serait-ce pas des pins ?

C’est particulièrement monotone et ennuyeux…

Nous traversons le joli village de Léon, typique des Landes.

Léon

Nous nous arrêtons dans la petite station de Moliets, qui a l’air très agréable, il y a de la place dans les campings, mais ils sont tous loin de l’océan et chers… et comme il n’est pas trop tard, nous décidons de pédaler encore quelques kilomètres.

Place de Moliets-et-Maa

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