De Puno à Copacabana : le lac Titicaca magnifique, rural et accueillant

Nous quittons Puno pour 30 km sur la grande route. Le trafic est calme le matin, mais s’intensifie, les bus et voitures nous klaxonnent pour qu’on leur laisse la place, et la bande d’arrêt d’urgence est irrégulière. La route est molle et grasse.
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Nous quittons cette route à Plateria pour aller faire un tour sur la péninsule de Chucuito. La route (indiquée comme une petite route sur notre appli de cartographie) est neuve, et il n’y a personne, c’est un vrai plaisir. Nous gravissons une sorte d’île, la vue qui s’offre à nous est magnifique.
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Nous pique-niquons avec vue sur la plage (la bande de sable entre d’un côté l’eau et les roseaux, de l’autre les champs et les moutons), avant de traverser sur une piste une partie du lac peu profonde et pleine de roseaux (ou totora).
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Il y a plein d’oiseaux : flamands roses, ibis noirs, canards à bec bleus… c’est magnifique… Nous montons une deuxième fois sur une autre île, pour jouir d’une vue superbe sur la lagune de Puno.
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Nous rejoignons ensuite la péninsule toujours sur une piste submersible à travers les roseaux, puis continuons sur une route qui semble plus importante sur notre carte… qui s’avère être une piste… en galets, l’horreur ! Les derniers kilomètres pour traverser la péninsule sont plus longs que prévus, mais la vue sur le lac majeur à l’arrivée est vraiment superbe. Le lac est d’un bleu profond magnifique, avec la cordillère royale et ses sommets enneigés au fond, et la péninsule et l’île de Taquile sur les côtés. Nous bivouaquons face au lac, près d’une petite ferme aux habitants sympas. Le lever et coucher de soleil sont magnifiques.
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Le lendemain, nous rejoignons la grande route à Acora par une grosse dizaine de kilomètres de bonne piste.
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Puis nous décidons de ne pas pédaler pour les kilomètres suivants sur la grande route, et son trafic peu agréable. Nous négocions la privatisation d’un collectivo jusqu’à Chacachaca (non desservi). La route traverse les champs jusqu’à Juli, loin du lac, aucun regret d’avoir pris un transport motorisé… Il y a plein de monde dans les champs, c’est la récolte des céréales. Ensuite, la route se rapproche du lac, monte, descend et remonte pas mal, offrant des vues magnifiques sur le lac et ses petites piscicultures et la cordillère royale… mais nous gagnons un jour sur la grande route.
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De Chacachaca, nous pédalons quelques kilomètres, un pique-nique sur une place d’armes déserte, puis une grande pause due au hasard devant une tienda, une belle rencontre avec la dame de la boutique et sa fille de 2 ans, les pêcheurs d’à côté, le monsieur qui trie son quinoa, et les collégiens à la sortie des classes (les ados sont les mêmes partout !).
Guillaume aura droit à une invitation pour aller pêcher en barque le lendemain matin à 7h.
Nous pédalons encore quelques minutes pour trouver un bivouac avec vue sur le lac, en surplombant la plage. Nous nous endormons au bruit des vagues.

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Le lendemain, nous nous réveillons trop tard, nous ratons le rendez-vous de 7h, pas de pêche 😞. Nous transmettons nos excuses à la dame de la tienda. Nous voulions un dernier bivouac face au lac Titicaca, nous avons donc troqué une gentille offre d’hospitalité la veille et une partie de pêche ce matin pour un magnifique bivouac… nous avons l’impression d’avoir fait le mauvais choix.

Nous nous consolons en nous posant quelques heures sur une magnifique plage déserte (et pas trop sale).
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Nous repartons ensuite direction la Bolivie. La route est un peu monotone, mais nous avançons bien. Contrôle des passeports pour sortir du Pérou, puis contrôle des passeports pour entrer en Bolivie, avec une petite négociation avec l’agent d’immigration pour obtenir une autorisation de 60 jours et non pas 30 (nous avons bien progressé en espagnol !), et nous voilà en Bolivie !
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Nous pédalons jusqu’à Copacabana, ça monte et ça descend, il est 14h en Bolivie, nous sommes affamés, et bien contents de poser nos vélos et nos sacoches dans un hôtel avant de filer manger une truite sur le port.
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La ville de Copacabana est plus petite que ce que nous imaginons, mais nous décidons de prendre quelques journées de pause pour recharger nos batteries et décider de notre route à venir (La Paz or not La Paz ?).

PS : bon anniversaire Romain !

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