Copenhague

Nous profitons du confinement pour apporter la touche finale à notre récit laissé à l’abandon à l’automne dernier 🙂

Du 20 au 23 août 2019

Jour 1 – Première découverte de la ville

Nous quittons le confort de notre chouette appartement pour rejoindre le centre-ville d’un coup de vélo. Le vélo est vraiment le moyen de transport le plus efficace à Copenhague, et c’est un vrai plaisir de s’y déplacer avec les nombreuses infrastructures pensées pour les cyclistes. Nous flânons ensuite à pied tout en nous dirigeant vers le vieux port de Nyhavn, centre touristique principal de la ville… C’est LA carte postale de Copenhague, avec ses bâtiments aux façades colorées et ses vieux gréements, et c’est vrai que ça vaut le coup !

Nous pique-niquons à la mode danoise, avec des smørrebrød, qui composent l’essentiel de nos repas de midi depuis un mois, près d’une œuvre d’art assaillie par les enfants, puis nous nous dirigeons vers le centre du pouvoir du pays : l’île où se trouve le Parlement. Nous visitons l’église Holmens, qui a abrité le dernier mariage royal, et faisons le tour de la Bourse et du siège du Parlement, surnommé Borgen (d’où la série du même nom 😉 ).
Nous passons devant la Glyptothèque, pensant lui réserver une visite dans les jours qui suivent, mais l’entrée étant gratuite aujourd’hui, nous en profitons !

Nous prenons le chemin du retour en passant par la place de la mairie, et filons prendre le goûter au chaud dans une pâtisserie pour échapper à la pluie. Après l’averse, nous prenons un peu de hauteur dans la Tour Ronde, qui nous offre une jolie vue sur la ville. Nous regagnons notre appartement où nous retrouvons ce soir encore le plaisir de ne plus cuisiner sur un réchaud tout en laissant les enfants vivre leur vie dans une autre pièce.

Jour 2 – À la rencontre de la petite sirène

Ce matin : opération cartons ! Avec un magasin de vélo tous les 200 m, nous trouvons rapidement les trois cartons dont nous aurons besoin pour le retour en avion, et les déposons à l’appartement avant de repartir vers le nord du centre ville. Nous traversons le quartier très photogénique de Nyboden, dont les logements populaires construits pour les marins au XVIIe siècle font face aux immeubles bourgeois de l’autre côté de la rue.

Nous allons ensuite saluer la jolie petite sirène, puis traversons la forteresse militaire du Kastellet, encore occupée par une garnison. Nous avons tous très faim après toutes ces découvertes, nous voilà donc attablés dans un resto sur le port, miam !

Nous traversons le quartier de Frederiksstaden, construit à la fin du XVIIIe siècle : la grande place entourée du palais royal Amalienborg est bien gardée, et l’église Marmorkirken nous impressionne par sa majestueuse coupole.
Nous remontons ensuite le temps, et rejoignons le château de Rosenborg, construit par le roi Christian IV au XVIIe siècle et qui abrite le trésor royal. Avant et après la visite, nous profitons du très grand parc qui l’entoure.

Jour 3 – Dernier jour à Copenhague

Nous commençons notre journée de visite par un tour dans le cimetière, très arboré et agréable, où reposent de nombreux Danois et Danoises connus : Andersen, Kierkegaard, Bohr… L’après-midi, nous nous dirigeons vers le mythique mais décevant quartier de Christiania, où les photos étaient interdites. Nous y sommes accueillis par les vendeurs et les odeurs de marijuana, dans une ambiance colorée un peu foutraque et pleine de verdure. Nous apercevons l’atelier de fabrication des vélo-cargos Christiania qui remplissent les rues de Copenhague.

Après un bon goûter près de l’église Notre-Sauveur et sa flèche en spirale, nous traversons le quartier coloré de Indre By. De retour à l’appartement, nous préparons les sacoches pour être prêts à partir tôt le lendemain.

Retour à Toulouse

Réveil très matinal, nous descendons nos sacoches et nos cartons, les ficelons sur les vélos et la carriole, et nous voilà partis vers l’île d’Amager où se trouve l’aéroport. Nous profitons une dernière fois des infrastructures cyclables très efficaces de la ville, et arrivons sans encombre et dans les temps à l’aéroport.
Nous nous installons sur un grand parvis pour démonter les vélos. Les enfants nous aident un peu, ou jouent tranquillement à côté, nous avançons bien.

Nous nous frayons ensuite un chemin dans l’aéroport jusqu’au comptoir d’enregistrement ; les bagages hors gabarit sont juste à côté, c’est efficace et rapide ! Après un rapide pique-nique, nous embarquons dans l’avion, direction Toulouse.

À l’arrivée, nous récupérons nos cartons en bon état, et nous attelons au remontage des vélos… c’est un peu long, mais nous sommes prêts à rouler en deux heures environ.
À la sortie de l’aéroport, nous retrouvons les 40°C de notre ville méridionale, et ses pistes cyclables…. pour le moins courtes et continuellement interrompues… quand elles existent 🙁 . Nous voulions rejoindre la piste qui longe la Garonne, mais elle est fermée pour travaux… nous voilà donc sur les routes passantes, à regretter les belles infrastructures dont nous avons profité pendant un mois ! Et nous voilà de retour à la maison au bout d’une quinzaine de kilomètres !

Retour à Copenhague par Roskilde, à travers forêts et fjords

Du 16 au 19 août 2019

Retour sur le Seeland

Nous nous réveillons chez nos hôtes, Marie rattrape le retard sur notre carnet de voyage pendant que Guillaume et les enfants dorment encore. Une fois tout le monde levé, nous nous préparons rapidement pour rejoindre le port et prendre le ferry de 11h. Nous filons à nouveau sur la Baltique, à près de 70 km/h dans ce grand catamaran, nous y mangeons nos Smørrebrød pendant que les enfants jouent.
À l’arrivée du bateau, notre piste cyclable longe la route, toutes les voitures débarquées passent près de nous, c’est bruyant ! Nous bifurquons ensuite sur une route secondaire, entre champs et bord de mer, sous quelques rayons de soleil, c’est parfait !

Après la pause viennoiseries, nous explorons l’intérieur d’un tumulus (enfin, après en avoir croisé tant d’autres déjà), puis poursuivons notre chemin sur une piste pour rejoindre le fjord de Roskilde. Nous décidons de faire un petit détour pour traverser une réserve ornithologique dans une zone humide : c’est calme et paisible, les oiseaux sont nombreux, mais les moustiques aussi ! Nous profitons donc du lieu en restant sur nos vélos, sans nous presser. Puis nous apercevons un ferry au loin, et accélérons la cadence pour arriver au port en même temps que lui. Nous avons juste le temps d’acheter nos billets à l’automate avant d’embarquer, ouf !

Nous débarquons dans le port d’Hundested pour une pause jeux et goûter, puis remotivons la troupe pour rejoindre un shelter dans un port à quelques kilomètres. Cassandre dérape dans les graviers et fait une belle chute, mais remonte courageusement en selle. L’abri que nous visions est déjà occupé par une classe de lycéens, tant pis pour la sérénité de notre dernière nuit en shelter… Nous montons le camp et nous ne tardons pas à aller nous coucher, tous fatigués par les 49 km de vélo.

Pluie et forêt le long du fjord

Nous démarrons la journée sous la pluie, et rejoignons vite un petit ferry, qui fonctionne à la demande. Nous l’avons pour nous tout seuls ! Après la courte traversée, nous nous enfonçons dans la forêt, et apercevons un super shelter, nous y aurions été mieux, dommage.
La forêt que nous traversons est magnifique, de très beaux chênes nous attirent l’œil, l’un d’entre eux a plus de 1 000 ans ! Une biche traverse devant nos yeux ébahis, et des écureuils un peu plus loin.
Nous sortons de la forêt à l’heure du repas, et mangeons sous la fine pluie qui nous accompagne depuis le matin, au pied d’un moulin.

Nos roues nous emmènent ensuite sur un itinéraire vélo sur des chemins, mais nous ne sommes pas seuls : une course cycliste a lieu en même temps, les nombreux concurrents et concurrentes sont pleins de boue, et un peu surpris de nous croiser ! Notre itinéraire se rapproche ensuite de la grande route qui rejoint Roskilde, nous avons de l’asphalte, mais aussi le bruit des voitures qui nous fatigue. Nous passons près d’un festival de musique, où nous sommes gentiment invités, mais nous voulons vraiment rejoindre Roskilde ce soir.
Nous laissons de côté un shelter sans eau et déjà occupé, et rejoignons le camping de la cité viking.

Roskilde

Il pleut encore, nous nous réfugions dans la cuisine du camping spacieuse et confortable pour le petit déjeuner. Nous nous mettons en route pour rejoindre la ville, et arrivons directement sur le musée viking. Un longship est à quai, nous montons dedans, tout le monde est ravi !
Nous reprenons les vélos pour grimper jusqu’au centre ville, où nous mangeons notre pique-nique face à la cathédrale. Nous prenons ensuite nos billets pour la visiter. Elle abrite les tombeaux royaux, chaque souverain a imprimé la mode de son époque dans la chapelle où il est inhumé, c’est un beau panel de l’histoire de l’art danois… mais c’est un peu ennuyeux.


Nous redescendons ensuite au port, pour retrouver le temps des vikings. Un musée expose quelques bateaux retrouvés dans le fjord, et nous permet de nous déguiser en vikings le temps d’une tempête 🙂 ! La visite continue à l’extérieur, sous la pluie, par quelques ateliers : nous construisons un petit bateau en bois.
Au retour au camping, nous sortons notre cerf-volant pour la dernière fois, les enfants le font voler sur la berge du fjord.

Retour au point de départ

Nous quittons le camping assez tard, après une averse qui remouille la tente, et pas pressés de commencer cette dernière journée de vélo. Nous quittons Roskilde par une longue et douce montée, au sommet de laquelle Hector veut visiter une petite église. Elle est beaucoup plus simple que la cathédrale de la veille, nous l’apprécions aussi beaucoup plus.
Nous traversons ensuite des zones de lotissements, sur une piste cyclable très confortable. Nous pique-niquons près d’une église, puis longeons une 2×2 voies, c’est dur pour Cassandre. Marie nous fait ensuite naviguer dans une zone commerciale, avant de rejoindre une voie cyclable rapide. C’est très efficace pour rejoindre le centre de la ville, mais Cassandre est vraiment fatiguée. Après la pause goûter, nous passons près du magasin où Guillaume a acheté notre bouteille de gaz il y a presque un mois, la boucle est bouclée.
Plus on se rapproche du centre de la capitale, plus le flot de cyclistes est abondant, c’est n’est pas évident de nous y frayer une place. Nous arrivons enfin à l’appartement que nous avons réservé, chacun prend possession de son lit et retrouve avec plaisir le confort de la vie sédentaire.

Retraversons le Jutland : de Sønderho à Aarhus

Du 12 au 15 août 2019

Retour dans le Jutland

Ce soir, nous dormirons près de Legoland, les enfants ne le savent que trop, et ont du mal à se concentrer. Nous retraversons l’île de Fanø du sud au nord, puis rejoignons en ferry la ville d’Esjberg. Cette fois-ci la mer est calme. Nous nous dirigeons vers la gare de cette ville moyenne et industrielle, qui sent le pop-corn le long de notre route. Nous voyons partir le train en arrivant à la gare, ce qui nous laisse une heure avant le prochain, le temps de faire quelques courses et commencer un pique-nique. Nous embarquons ensuite sans difficultés, pas d’escalier à franchir !

Nous descendons du train à Vejen, et prenons notre dessert, avant de suivre l’eurovélo 3 sur quelques kilomètres vers le nord. Le trajet est agréable, tantôt le long des routes, tantôt sur des pistes plus sauvages. Les paysages sont vallonnés, il y a peu d’élevage, mais beaucoup de cultures de sapins… Les fêtes de Noël doivent être belles par ici ! Un léger vent de dos nous aide à avancer, et la perspective du parc d’attractions le lendemain aide plus spécifiquement Cassandre et Hector.
Nous traversons le village de Bække, où l’agent de l’office de tourisme nous invite à boire le café, mais nous déclinons car il nous reste encore du chemin à parcourir. Nous prenons le temps d’observer notre première pierre runique, après tous ces tumulus préhistoriques, nous sommes heureux de voir un vestige vikking. Nous sommes servis sur ce point-là quelques kilomètres plus tard, puisque c’est une sépulture en forme de bateau viking que nous découvrons, installée près de tumulus de l’âge du Bronze.
Nous quittons ensuite le tracé de l’eurovélo pour rejoindre Billund, nous ne pouvons pas éviter une route au fort trafic pendant quelques kilomètres, heureusement nous sommes à contresens du flux dominant. Tout est fait pour la voiture autour de Billund, surprenant pour le Danemark !
Nous arrivons enfin au bout de 52 km de vélo au confortable camping de Legoland, les enfants sont ravis !

Legoland

Nous laissons les enfants dormir le plus possible, et après le petit-déjeuner, suivons la “grande migration du camping” : tout le monde se dirige vers l’entrée du parc. Nous avons pris nos billets la veille au camping, un pass deux jours pour moins cher que l’entrée journée, nous ne faisons donc pas la queue, et arrivons vite sur les premières attractions. Cassandre découvre le plaisir des manèges à sensations, Hector trouve que c’est trop pour lui, Jason profite du monde des Duplo, et les parents accompagnent les enfants avec plaisir.
En fin de journée, nous traînons un peu autour des différents maquettes en Lego, faisons un tour au magasin pour acheter une petite boîte qui ne prendra pas trop de place dans les sacoches, puis rentrons au camping pour la douche et le repas, les enfants sont fatigués et heureux, les parents aussi.

Au cœur du pays viking

Les enfants sont bien fatigués de leur journée d’hier et leur motivation envolée, le réveil est tardif et le départ long… Nous montons enfin en selle vers 11h, rapidement rattrapés par la pluie. Nous mettons presque 3h pour faire les 25 km qui nous séparent de Jelling, entre pluie et éclaircies, vallons boisés et cultures, routes et petites pistes dans la forêt. Le câble de dérailleur du vélo de Guillaume casse, nous réparons rapidement, surveillés par un chien bruyant qui estime que nous sommes trop près de chez lui.


Nous pique-niquons à Jelling, puis allons nous protéger de la pluie dans le musée, encore une fois magnifique. La réalité augmentée permet de présenter à la fois les objets issus des fouilles, et leur reconstitution, ainsi qu’une mise en scène de leur utilisation, c’est très très bien fait et très instructif. Une présentation des dieux vikings, toute en sons et lumières, nous plonge dans le monde médiéval danois, puis la visite s’achève sur l’histoire d’Harald à la dent bleue, premier roi chrétien d’un Danemark unifié, et sur la suite de l’histoire du site et des mythes jusqu’à aujourd’hui. Tout le monde apprécie la visite, sauf Jason, qui préfère le sol du musée aux vitrines.
Quand nous sortons, il fait beau, nous allons nous promener sur le site en lui-même : le plan du village et le vaisseau funéraire sont évoqués par des dallages, c’est (à nouveau) à la fois beau et explicite. Au centre du site, deux tumulus côtoient une église, près de la grande pierre runique trouvée sur le site.

Après cette visite passionnante, nous avons encore du chemin à faire, nous sommes attendus chez nos hôtes warmshower à Aarhus. Nous pédalons jusqu’à Vejle, 13 kilomètres dans des paysages boisés et vallonnés, puis nous prenons à nouveau un train. Nos hôtes habitent beaucoup plus près de la gare que nous le pensions, nous arrivons donc en fin d’après-midi, et sommes accueillis très chaleureusement par Carsten et Gunver.

Visite d’Aarhus

Nous explorons la ville le matin, en particulier la cathédrale, le petit musée viking attenant, et l’église Notre Dame avec et sa très jolie crypte : une église romane primitive. Nous tournons ensuite à la recherche d’un resto, Jason pleure beaucoup (nous finissons par réaliser qu’il est un peu malade), Cassandre, Hector et les parents sont fatigués et n’arrivent plus à s’entendre… Il va nous falloir lever un peu le pied pour la fin des vacances. Nous finissons par trouver des bagels, puis prenons le bus pour rejoindre le Mosegaard Museum, chaudement recommandé par nos hôtes.


Nous y découvrons l’histoire du peuplement du Danemark, du temps des familles mésolithiques à celui des Vikings, parfaitement bien mise en scène, et ne voyons pas le temps passer ! Nous passons un peu vite sur les dernières salles, c’est déjà l’heure de fermeture du musée (et Jason en a vraiment assez !).
Nous reprenons le bus pour rentrer en ville et retrouver nos hôtes pour le repas. Ils partent ensuite au cinéma, les enfants vont au lit, et les grands étudient un peu plus précisément la suite du trajet.

Sur la côte de la mer des Wadden

Du 9 au 11 août 2019

À la découverte de l’écosystème des Wadden

Pas besoin de plier la tente ce matin, nous prenons le temps dans le camping, entre petit déjeuner et nourrissage des chèvres. Puis nous glissons affaires de pluie et pique-nique dans les sacoches, et nous mettons en route, vers la mer, que nous rejoignons rapidement. Une digue sépare la piste cyclable du littoral, nous sommes un peu déçus, mais avançons bien, protégés du vent. Nous faisons deux petites pauses pour voir ce qui se cache de l’autre côté : un immense pâturage humide et la mer à perte de vue.

Nous faisons une très longue pause sur la route submersible qui rejoint l’île de Mandø, pour marcher dans l’eau, ramasser des coquillages et observer la vie marine à marée basse, tout le monde se régale.

Nous pique-niquons en arrivant au musée de la mer des Wadden, puis consacrons une bonne partie de l’après-midi à la visite. Ce “Naturcenter” présente tout l’écosystème de la mer des Wadden, et est très bien fait : il est complet, très joli et fait appel à tous nos sens. Une évocation des migrations d’oiseaux très artistique nous captive littéralement ; nous pouvons toucher des poissons dans un aquarium… la visite plaît à tout le monde.

Nous rentrons à Ribe par l’intérieur des terres cette fois-ci, en suivant l’eurovélo. Nous retraversons son si joli centre ville, en passant par l’ancien château et un excellent glacier, puis faisons quelques courses dans un supermarché bien plus (trop) grand que d’habitude avant de rentrer au camping pour nos activités du soir : douche, repas, carnets et au lit.

Encore un ferry

Nous avons de la visite dans la tente ce matin : un crapaud est venu s’abriter de la pluie avec nous. Nous savons que nous allons devoir composer avec la pluie et le vent ; nous plions la tente mouillée pendant une accalmie (en ayant fait sortir le crapaud préalablement 😉 ), et reprenons l’eurovélo, entre digue et zone humide. C’est un peu monotone, mais pas désagréable, nous prenons le temps de monter sur la digue voir la mer encore une fois, et sortir le cerf-volant. Nous pique-niquons sur un point d’observation d’oiseaux, et profitons des jumelles à disposition, avant de nous rapatrier sous les arbres pour nous protéger d’une grosse averse.

Nous quittons la digue quelques kilomètres plus tard pour pédaler entre les champs, sous une pluie soutenue. Nous arrivons dans l’agglomération d’Esjberg sous un ciel sec mais très venté, faisons quelques courses et prenons un goûter avant d’embarquer sur le ferry. Le vent tourbillonnant autour du port manque de nous faire tomber plusieurs fois. La mer est un peu agitée, mais les 10 minutes de traversée sont vite passées, et nous mettons le pied sur une nouvelle île : Fanø.

Il nous reste encore 12 km pour rejoindre un camping dans une zone moins touristique au sud de l’île, en suivant une piste cyclable confortable qui nous mène à travers une zone de dunes couvertes de bruyères et petits pins, un paysage que nous n’avions pas encore vu au Danemark. Nous arrivons bien fatigués au camping, les aménagements sont vieillots et assez sommaires, la piscine est fermée, et nous communiquons en allemand, mais on sera très bien pour deux nuits.
Nous commençons notre repas du soir sur une table, mais la pluie se remet à tomber, nous nous réfugions dans l’auvent de la tente pour finir le repas et faire un jeu.

On va voir les phoques !

Après avoir traîné au camping pour jouer et faire la lessive, nous prenons les vélos pour rejoindre le village de Sønderho. Nous visitons l’église aux nombreux bateaux ex voto suspendus, puis le moulin, en plein vent. Nous allons pique-niquer sur le port, dans un petit abri. Nous rejoignons ensuite une plage pleine de coquilles de couteaux, où Cassandre et Hector jouent longtemps avec Guillaume, pendant que Jason fait la sieste avec Marie à l’abri du vent.

Nous avons repéré la veille à l’office de tourisme une sortie pour aller voir des phoques, nous essayons donc de trouver un guide à l’heure dite, 16h30, mais nous ne trouvons que d’autres touristes désemparés. Nous décidons donc de tenter seuls, nous partons dans la direction d’un grand banc de sable au large, en marchant dans quelques centimètres d’eau. Nous observons les formes du sable, les couteaux et autres coquillages très nombreux, les vers, les oiseaux…
Au bout d’un moment, il nous semble apercevoir des formes sombres sur le banc de sable, nous continuons notre marche, tout excités à l’idée de voir les phoques. Nous les voyons de mieux en mieux, mais un bras de mer assez profond nous en sépare encore. Nous pouvons toutefois les observer prendre le soleil, s’étirer, entrer et sortir de l’eau, nous en voyons même un venir vers nous, nous sommes ravis !!
Nous faisons ensuite le chemin inverse dans l’eau (2 km tout de même) pour rejoindre la plage et les vélos, et rentrer au camping.

Traversons le Jutland d’est en ouest

7 et 8 août 2019

Découverte du Jutland

Départ matinal ce matin pour rejoindre le Jutland, tout le monde est motivé : Cassandre et Hector ont entendu parler d’un endroit nommé Legoland qui se trouverait dans le Jutland, de quoi leur donner envie d’avancer !
Nous pédalons d’abord dans la forêt le long du littoral, c’est toujours très agréable.

Nous arrivons dans la ville de Sønderborg et faisons le tour du château, transformé en forteresse militaire puis en musée, militaire aussi. Nous laissons les vélos pour aller nous promener dans la ville, et nous réfugions dans un restaurant de burgers (tenu par des polonais, parlant anglais à tout le monde, danois comme touristes 🙂 ) pour nous protéger de la pluie battante qui s’est mise à tomber. Après cette longue et agréable pause, nous franchissons un pont pour rejoindre le continent, et quittons l’eurovélo 10.

Nous suivons le trajet que nous propose notre appli de navigation, qui nous emmène au nord et nous permet de revoir la mer Baltique, avant de nous diriger vers l’ouest. Nous passons par des petites routes dans la campagne, où les élevages intensifs sont très nombreux et empestent 🙁 . Un léger vent de face s’est levé, le temps est maussade et les odeurs fort désagréables, l’après-midi est longue… Nous nous penchons sur l’option train, mais il n’y a pas de direct pour rejoindre la côte ouest, nous nous laissons le temps de réfléchir.
Nous finissons par rejoindre la grande route, qui est doublée d’une piste cyclable, et rejoignons le point de bivouac repéré, dans une belle forêt. Nous plantons la tente près d’un magnifique chêne, après 43 km en selle, et remplissons les carnets, cuisinons et préparons la journée du lendemain.

De la pluie, et un raccourci ferroviaire

Il a plu dans la nuit, mais nous prenons le petit déjeuner au sec sous notre chêne. Face aux mauvaises odeurs, à la pluie annoncée, à tout ce que nous voulons voir sur la côte de la mer du Nord, et au prix du train, nous avons pris la décision de rejoindre la gare la plus proche ce matin.
Nous devons rapidement nous arrêter pour enfiler nos tenues de pluie, et nous abriter un petit peu sous des arbres. Puis nous rejoignons la ville portuaire d’Åbenrå, sous une nouvelle averse d’orage, que nous subissons cette fois-ci sans pouvoir nous abriter, nous sommes trempés, Hector n’avait pas mis son pantalon de pluie, il n’arrive plus à pédaler et réclame des vêtements secs.
Nous suivons toujours notre appli de navigation, qui s’évertue à éviter les grandes routes, et nous fait traverser une quartier pavillonnaire avec une côte très très rude, arrosée par une nouvelle averse, nous n’en pouvons plus !
Nous rejoignons finalement une grande route, et trouvons rapidement les panneaux cyclistes pour Rødekro, que nous suivons jusqu’à la gare, par une piste agréable, presque sous le soleil.
Nous prenons nos billets de train à l’automate, avec un coup de fil pour réserver les places vélo en plus, et hissons les vélos sur le quai, le train est déjà là, pas le temps de grignoter. Le trajet est plutôt agréable, nous avons deux changements facilités par la présence de grands ascenseurs dans certaines gares, et nous arrivons à Ribe en milieu d’après-midi, après un rapide goûter dans le train

Nous nous dirigeons vers le camping pour nous installer, pendant que les enfants, enfin secs, vont jouer avec les chèvres du camping. Nous reprenons ensuite les vélos pour aller visiter le centre de Ribe, sous la lumière de fin d’après-midi qui le magnifie. La cathédrale à 5 nefs en briques et pierres blanches, surmontée d’un toit de cuivre, est très belle. Nous faisons un petit tour du centre de la ville, le petit port est lui aussi magnifique sous le soleil rasant. Poussés par la faim, nous n’avons pas vraiment mangé dans la journée, nous nous installons dans une pizzeria à seulement 18h, et dévorons nos assiettes. Après un dernier petit tour dans la ville pour observer les très belles portes, et une glace, nous rentrons nous coucher, bien fatigués.

Un tour de l’île d’Ærø

5 et 6 août 2019

Péripéties sur Ærø

Jour de repos aujourd’hui, nous laissons les affaires au camping, mais prenons quand même les vélos, pour aller explorer l’île. Nous nous promenons dans le centre d’Ærøskøbing, les rues pavées aux façades colorées qui descendent vers la mer ont beaucoup de charme. Les roses trémières nous rappellent un peu l’île de Ré. Nous découvrons les rétroviseurs de fenêtres, qui permettent de surveiller ce qui se passe dans la rue en restant assis sur son fauteuil dans le salon 🙂 !

Nous suivons ensuite un itinéraire cyclable qui nous fait longer la mer pendant un long moment, c’est très agréable. Nous discutons et roulons tous de front, ce qui vaut à Marie et Hector une chute quasiment à l’arrêt, coincés entre la carriole et le vélo de Cassandre. Nous atteignons la pointe de l’île où nous faisons une pause au restaurant à Marstal. La glace du dessert finira sur le t-shirt de Guillaume suite à une maladresse de la serveuse.

Nous quittons Marstal sous une petite pluie, et mettons le cap vers le centre de l’île. Les routes sont très calmes, nous sommes bien, au milieu des champs, avec souvent une vue sur la mer. Nous allons observer un tumulus et un dolmen sur un point haut de l’île, puis mettons le cap vers une église, mais nous arrivons trop tard pour la visiter.
Il nous reste donc à redescendre pour rejoindre Ærøskøbing, mais la route est mouillée et glissante, Cassandre dérape et fait une belle chute, Guillaume freine pour l’éviter, et chute lui aussi, poussé par la carriole dans laquelle Hector avait rejoint Jason pour tenter de faire une sieste. Décidément, cette journée n’est pas la notre 🙁 ! Nous remettons les guidons des vélos droits, vérifions les égratignures de chacun, et reprenons la route vers le camping.

Après quelques courses, nous allons à la plage : Hector se baigne, Marie cherche une géocache, Jason joue au sable, Guillaume et Cassandre se remettent de la chute. Marie et Hector se mettent ensuite en quête d’une autre géocache, pendant que les autres rentrent au camp. Douche, omelette aux poivrons, et au lit pour tout le monde, la journée a été éprouvante.

En route vers le continent

Guillaume a encore mal à la main ce matin suite à la chute de la veille, il va consulter un médecin à l’hôpital tout proche, et revient une heure après rassuré, rien de cassé, nous pouvons continuer notre route. Nous pédalons sur des pistes et des petites routes, sous le soleil, et admirons les contrastes colorés du paysage, entre le jaune des blés, les bleus de la mer et du ciel, et le vert des herbes. Après un détour église, nous mettons le cap vers Søby pour attraper le ferry de 13h : il n’y en a que 2 par jour sur la liaison qui nous intéresse, il ne faut donc pas le rater.

Nous arrivons suffisamment en avance pour observer la manœuvre du ferry qui arrive et ouvre sa coque pour laisser débarquer les véhicules. Nous embarquons pour une traversée assez longue plein ouest, jusqu’à l’île d’Als, le pique-nique ne suffira pas à occuper les enfants tout le trajet.

Nous suivons toujours l’Eurovélo 10, qui nous fait emprunter une voie un peu trop passante… Nous faisons alors un détour par un autre itinéraire cyclable qui passe par de petites routes au milieu des champs, avant de trouver une belle piste cyclable séparée qui nous amène jusqu’à Høruphav. Nous nous installons sur une zone de bivouac près du port, et faisons une petite balade digestive le long de la mer et de l’étang salé de Vælddam pour apaiser tout le monde avant d’aller au lit.

P.S. : nous avions publié trop vite l’article précédent, il est maintenant complet ! Et pour ceux qui ne l’avaient pas vu apparaître dans le menu, nous avons aussi mis en ligne la carte de notre itinéraire, ce sera plus facile pour vous pour repérer les différents noms aux lettres barrées 🙂

De l’île de Møn à celle d’Ærø : des ponts et des bateaux

Du 31 juillet au 4 août 2019

Sautons d’île en île

Nous nous réveillons sous la pluie, et allons prendre le petit-déjeuner au sec dans la cuisine. Quand le soleil se montre enfin, nous plions le camp et partons en direction du grand tumulus de Grønsalen et de l’église de Fanefjord.

Nous empruntons ensuite un pont/digue pour rejoindre l’île de Bogø, sur laquelle nous ne nous attardons pas, nous avons un ferry à prendre pour rallier l’île de Falster. Nous nous promenons et faisons nos courses dans le très joli centre de Stubbekøbing, puis reprenons l’eurovélo.

Nous profitons de la pause pique-nique pour jouer et faire sécher le linge, puis pédalons entre digue et forêt. Le sol des champs à notre droite est plus bas que la mer à notre gauche, même si la hauteur des blé le cache.

Nous faisons une longue pause dans le village d’Hesnaes, pour observer les maisons couvertes de jonc et discuter avec une famille française. Nous pédalons ensuite le long de la mer, dans la forêt, les odeurs des arbres se mêlent à celles de la Baltique. Nous arrivons enfin au camping d’Ulsev après 41 km, avec un espace abrité pour manger à l ‘abri de la pluie qui est enfin arrivée après avoir menacé toute la journée.

Sous la pluie

Nous quittons le camping sous quelques gouttes, et partons plein ouest pour traverser l’île de Falster. En arrivant dans le centre de Nykøbing, un café qui sert des smørrebrød (une tranche de pain sur laquelle on pose tout plein d’ingrédients) nous tend les bras, et nous offre une bonne protection contre la pluie qui commence à tomber dru.
Nous rejoignons ensuite l’île de Lolland par un pont, sous la pluie. Nous pédalons entre champs, forêts et tumulus, toujours sous la pluie. Nous arrivons à Sakskøbing pour le goûter sous un ciel couvert mais enfin sec.

Il est déjà tard, mais il n’y a rien pour dormir ici, nous continuons donc jusqu’au village de Maribo, puis après deux kilomètres de sentier forestier envahi par les moustiques, nous arrivons dans un magnifique shelter. Nous avons vue sur le lac, et voyons et entendons de nombreuses grues nous survoler. Nous sommes rejoints par une famille suisse, et un couple français, et passons une merveilleuse soirée, après cette longue et pluvieuse journée de 52 km.

La digue sans fin

Nous prenons notre petit-déjeuner dans un cadre idyllique, puis prenons la route vers le sud. Nous dégustons nos viennoiseries du matin près d’une ancienne fabrique de moteurs de bateaux. C’est ensuite sur une ancienne voie ferrée, avec la monotonie qu’on leur connaît, que nous nous dirigeons vers le port de Rødby, où arrivent des ferries allemands. Nous bifurquons ensuite vers l’est, et suivons la côte sur un chemin de graviers sur une digue. Une crevaison sur le vélo d’Hector est vite réparée, puis nous trouvons un banc pour le pique-nique, face à la mer et aux ballets des bateaux. Nous sortons le cerf-volant pour remotiver les troupes.

Nous revoilà sur notre chemin de graviers en contre-haut de la mer, le paysage est joli, entre mer et jolies maisons secondaires, mais finalement assez monotone, et nous n’avançons pas très vite, les 30 km jusqu’à la pointe de l’île sont longs.
Nous y prenons le goûter en observant les bateaux, puis nous partons vers le nord, le long d’une anse très calme et très jolie, pour rejoindre notre shelter du soir, après 54 km. Les enfants investissent l’aire de jeux, qui a une cabane toute équipée, avec dînette, pendant que les parents vaquent aux occupations du soir. Après le repas, nous faisons un petit tour sur le port de Langø, pour observer les bateaux de pêche au coucher du soleil

Flâneries et ferry

Nous profitons du shelter le matin, les enfants jouent, et nous ne partons qu’un peu avant 11h. Nous faisons un premier arrêt dolmen, puis cheminons autour du joli fjord de Naskov, avant de trouver une table de pique-nique près de poules, les enfants réclamant la pause. Nous traversons ensuite le centre de Naskov, en partie médiéval, et dégustons une glace sur la place, pendant que le marché du matin est rangé.

Nous vérifions les horaires de ferry, et décidons de tenter d’attraper le prochain, nous pédalons vite au milieu des champs de céréales, et accélérons encore la cadence en voyant le ferry débarquer au loin les voitures. Nous arrivons finalement largement à temps, et embarquons pour 45 minutes de traversée. À l’arrivée, nous nous dirigeons vers le camping tout proche, et après seulement 34 km de vélo les enfants sont ravis de passer la fin d’après-midi entre jeux et plage, où ils repèrent méduses, crabes et étoiles de mer.

Plus de bateau que de vélo

Viennoiseries et jus d’orange pour le petit-déjeuner, et nous voilà en selle, ce matin, les pentes sont courtes mais raides, la partie est de l’île de Langeland est très vallonnée. On repère beaucoup de tumulus dans le paysage lorsqu’on arrive en haut d’une côte. Nous traversons l’île par des petites routes, puis nous retrouvons la route principale pour emprunter le pont qui passe par l’île de Siø et rejoint celle de Tåsinge. Nous avons une belle piste cyclable séparée, mais le bruit des voitures est infernal, et le pont très très long. Nous avisons une aire de pique-nique à l’arrivée, et nous y faisons une pause au calme, avec vue sur la mer.

Après quelques kilomètres supplémentaires sur cette route assourdissante, nous la quittons enfin pour traverser des paysages boisés, et découvrir le château de Valdemar, la partie la plus noble du château fait face à un grand bassin rectangulaire, entouré de bâtiments. Guillaume échange les informations sur les meilleurs shelters avec une famille française qui voyage dans l’autre sens, puis nous traversons le joli village de Troense.

Nous empruntons ensuite un pont qui surplombe de très haut un bras de mer pour rejoindre l’île de Fyn, depuis laquelle nous embarquons dans un gros ferry pour plus d’une heure de traversée. Nous arrivons sur l’île d’Ærø, et nous nous installons dans un camping pour deux nuits, à la demande de Cassandre. La cuisine est particulièrement bien équipée et bénéficie d’une jolie vue, et la plage en accès direct, c’est parfait.

Un tour de l’île de Møn : entre églises et falaises

Du 28 au 30 juillet 2019

D’une église à l’autre

Nous nous dépêchons de plier le camp ce matin, on nous a annoncé l’arrivée d’un gros orage. Nous prenons toutefois le temps de regarder des pêcheurs installer leurs filets sur des poteaux pour les faire sécher. Il ne pleut finalement que quelques gouttes, mais nous sommes déjà sur les vélos. Nous traversons à nouveau des paysages de cultures céréalières pour rejoindre le pont qui nous permettra de changer d’île.

Nous traversons le pont, sur une bande cyclable le long de la route, et partons à la découverte d’une nouvelle île. Il y a peu voire pas d’aménagements cyclables, et nous sommes sur la route principale, c’est beaucoup moins agréable que les jours précédents pour pédaler.
Nous pique-niquons près d’un supermarché à l’entrée de la vile de Stege, puis la traversons sans nous y attarder. Nous découvrons nos premiers tumulus danois, et observons attentivement le manège d’une moissonneuse-batteuse.

Nous nous dirigeons ensuite vers l’église de Keldby, dont nous découvrons les très jolies fresque médiévales. Nous ne nous attardons pas trop, nous voulons aussi visiter l’église d’Elmelunde qui ferme à 17h ; nous y retrouvons des fresques quasiment identiques, c’est un peu étonnant. Après avoir fait le tour de l’église et du cimetière, installés contre un tumulus, nous repérons un camping pas trop loin, à Borre. C’est finalement dans un shelter que nous arrivons et nous montons la tente sous les pommiers. Pour le dessert, il nous reste des viennoiseries danoises au chocolat.

La falaise de Mons

Nous mettons un réveil ce matin, la journée s’annonce chargée en visites. Nous accélérons le pliage du camp pour quitter le lieu, des sortes de petits taons commencent à nous attaquer. Nous nous arrêtons d’abord visiter l’église de Borre, avec un beau bateau suspendu en guise d’ex-voto. Nous nous dirigeons ensuite plein est pour rejoindre les falaises du bout de l’île. Plus nous nous en approchons et plus le relief des collines devient marqué.
Nous arrivons au domaine de Liselund : un grand parc arboré, dans lequel nous flânons, en prêtant attention aux détails architecturaux et paysagers très romantiques.

Après cette pause paisible, nous nous dirigeons vers le site des falaise de Mons, l’itinéraire vélo est très bien fléché : nous suivons d’abord la route, toujours toute en montées et descentes, puis traversons la forêt sur un sentier en terre… c’est joli, mais un peu difficile quand les pentes sont annoncées à 15 % ! Cassandre dérape et chute, mais rien de grave, elle remonte tout de suite en selle.

Après le pique-nique, nous commençons la visite du musée : les enfants sont captivés, les explications sur la géologie de l’île sont claires et passionnantes. Nous entrecoupons la visite du Géocenter par une balade guidée jusqu’au pied de la falaise, pour découvrir la végétation et chercher des fossiles sur la plage.

Nous quittons le musée tard, et nous dirigeons vers le shelter le plus proche, dans la forêt. Nous montons la tente, pour nous protéger des moustiques, et ne pas nous installer dans les abris pas très propres. La toilette à la bassine se transforme en jeu pour Hector et Jason, qui ne veulent plus s’arrêter.

Après nos pâtes aux légumes, nous allons faire un petit tour en haut de la falaise, la vue est magnifique : mer et ciel se rejoignent dans la brume lointaine.

Premiers mégalithes

Nous quittons la falaise et la forêt qui nous ont abrités pour la nuit, et prenons la direction de l’ouest. Après des montées et descentes un peu difficiles, mais agrémentées de très nombreuses fleurs, nous faisons un petit détour pour découvrir le port de Klintholm.

Nous retrouvons ensuite un paysage plus plat et cultivé, nous y faisons la chasse aux mégalithes, et repérons de nombreux tumulus, des dolmens, et un cromlech.
Après le pique-nique, nous traversons une jolie forêt, avant de tomber par hasard sur un petit café… pause goûter ! Puis nous rejoignons le camping de Vestmøn, nous gardons les visites pour le lendemain, et filons à la plage.

De Copenhague à l’île de Møn : plein sud le long des côtes du Seeland

Du 23 au 27 juillet 2019

Préambule : de Toulouse à Copenhague

Les deux grands vélos et la carriole sont en cartons, les deux petits vélos et les sacoches dans des grands sacs, nous sommes prêts à partir pour l’aéroport. Jérémy, un ami cyclovoyageur, nous a proposé son aide pour aller à l’aéroport. Nous nous y reprenons à trois fois pour faire rentrer les trois grands cartons dans son coffre, et glisser les sacs dans les espaces libres. Il ne reste plus qu’une place pour Guillaume dans la voiture, Marie et les enfants vont prendre le métro et le tram.
Nous arrivons à l’aéroport sans encombre, remercions Jérémy, et enregistrons nos bagages sans problème, en nous acquittant de la taxe supplémentaire pour les vélos. Il nous reste même du temps pour manger des bagels avant d’embarquer dans l’avion, puis on s’envole enfin pour ce mois de voyage à vélo en famille au Danemark !

À l’arrivée à Copenhague, nos cartons arrivent rapidement, et nous nous installons dans la salle de réception des bagages pour les remonter : il y a un super coin avec un support et une pompe. Nous y passons trois petites heures, le vélo de Guillaume a été un peu abîmé au niveau du garde-boue, les autres n’ont subi aucun dommage.

Nous quittons ensuite l’aéroport, une super piste cyclable nous tend les bras dès la sortie. Nous pédalons 4 km dans un quartier résidentiel très calme pour rejoindre notre Airbnb, pour une soirée tranquille et une bonne nuit de sommeil.

Une première journée bien trop longue

Nous prenons notre temps pour ce premier matin de vacances, les enfants profitent du trampoline… Nous ne partons qu’à 11h ! Après une pause courses pour faire le plein des sacoches et quelques pauses dans des magasins de vélo pour chercher un nouveau pneu pour le vélo de Marie, dont nous n’avons vu la hernie qu’en le démontant, et de quoi réparer le garde-boue de Guillaume, nous voilà enfin vraiment en route. Nous passons par le quartier de Christianshavns, premier aperçu de Copenhague, puis prenons la direction du Sud pour quitter la capitale.

Nous pique-niquons dans un parc, et comme nous visons un shelter pour ce soir, Guillaume va faire le plein d’eau pendant que les enfants jouent. Il nous manque aussi une bouteille de gaz pour le réchaud, Guillaume, encore, fait le détour de quelques kilomètres pour rejoindre le magasin de sport le plus proche, pendant que les enfants font une pause bien nécessaire, à l’ombre.
Nous reprenons la route, il fait chaud, et après un chouette passage le long de la mer, nous longeons une grande route, c’en est trop pour Cassandre, elle commence à vraiment fatiguer. Nous décidons donc de nous arrêter au bout de 36 km dans un camping à Hundige : super jeux pour enfants, plage à proximité, nous allons mettre les pieds dans l’eau chaude de la Baltique avant de retrouver le rythme des soirées à vélo : apéro, carnets, pâtes et au lit.

Premier shelter

Nous commençons la journée par des viennoiseries danoises et une baignade dans la Baltique, qui est chaude et peu profonde, c’est un vrai plaisir. Puis nous plions la tente et remontons en selle, le long de l’eurovélo 10. Nous suivons une grande route assez passante, et malgré une piste cyclable large et agréable, la proximité des voitures fatigue beaucoup Cassandre. Après la pause course, nous enchaînons sur la pause pique-nique près du fort de Mosede, qui date de la première guerre mondiale.
Pour gagner quelques kilomètres, nous choisissons de couper un peu le tracé de l’eurovélo pour rejoindre Køge, mais c’était une fausse bonne idée, nous longeons toujours une grande route passante, même si c’est sur une piste dédiée et séparée. À l’approche de la ville, nous traversons des zones résidentielles par des pistes cyclables qui occupent des espaces vides de voitures, c’est très agréable pour pédaler et Cassandre retrouve alors un peu d’énergie.

Nous arrivons enfin à Køge, dont le centre ancien est petit et joli. Nous dégustons une glace, et rachetons un pull à Cassandre, qui a oublié le sien dans le Airbnb de Copenhague.

Nous reprenons la route pour rejoindre un shelter un peu plus au sud, à Strøby, nous voilà encore une fois le long d’une route très passante, avec une bande cyclable sur le côté de la route… cette fois-ci, nous n’hésitons pas à suivre le détour proposé par l’eurovélo pour quitter cette route au bruit infernal, que nous avons appelée “route de la mort”.
Nous pédalons alors sur de petites routes au milieu des champs de colza et céréales, voilà qui est bien mieux ! Nous longeons un très grand parc, celui du joli château de Vallø. Nous ne prenons pas le temps de l’explorer, il se fait un peu tard, nous continuons notre route. Le shelter que nous avons repéré à Strøby est situé au bout de quelques centaines de mètres de piste, avec de l’eau potable pas trop loin, c’est parfait ! Après cette journée de 38 km entrecoupés de petites visites, nous profitons de la table pour notre repas, puis allons explorer la zone humide toute proche avant d’aller au lit.

Les falaises de Stevns

Un porridge à la banane pour démarrer la journée, et nous voilà à nouveau sur l’eurovélo 10, que nous allons suivre à la lettre aujourd’hui. Nous traversons des zones de cultures, et quelques zones humides, des petits villages de jolies chaumières, le tout saupoudré de fleurs. Un léger vent se lève, nous arrivons sur la côte ! Nous pique-niquons sur un site militaire de la guerre froide, reconverti en observatoire à oiseaux.

Nous suivons les conseils de la carte touristique, et faisons la première pause de l’après-midi près d’un phare : un premier a été construit au bout d’une maison, puis un second sur une tour sur la falaise. La pause suivante nous permet de découvrir une église perchée sur la falaise, et de prendre le goûter avec un beau panorama. Nous voyons ensuite une rangée de missiles, datant de la guerre froide, qui impressionnent beaucoup les enfants. Nous réalisons alors que les frontières de l’ex-URSS sont très proches.

Nous rejoignons une ancienne carrière, flanquée de son four à chaux, au fond de laquelle un shelter est installé. Mais nous n’avons pas d’eau et il fait chaud, nous prenons juste le temps de nous essayer à la taille de silex au pied de la falaise, avant de nous mettre en quête d’un lieu où dormir… le shelter improbable dans une école n’existe pas, nous allons au camping de Rødvig, profiter des jeux et du confort d’une vraie cuisine, après 36 km de vélo.

Et si on faisait le tour d’un fjord ?

Nous prenons notre temps le matin au camping : petit-déjeuner pris à la cuisine, jeux, et discussions avec une famille franco-danoise. Nous nous mettons enfin en route, avec l’espoir de faire plus de kilomètres que les jours précédents, poussés par un léger vent de dos, et allons profiter de l’ambiance du petit port de Lund.

Nous pédalons ensuite au milieu des champs, puis allons faire les courses, en commençant pas acheter du miel dans un stand de bord de route, comme il y en a beaucoup au Danemark : on prend la marchandise qui nous intéresse et on laisse l’argent dans une boîte, ou on paye avec son téléphone. Nous continuons notre chemin entre bord de mer et champs, avant de rejoindre les berges du fjord de Præstø. Nous avons promis aux enfants un pique-nique avec vue sur le fjord, nous nous posons donc sur le bord d’une petite route pour manger.

Nous longeons le fjord jusqu’à la ville de Præstø, et continuons ensuite notre route à travers les collines cultivées, le vent a tourné, et nous l’avons plutôt de travers-face. Nous arrivons toutefois jusqu’au shelter que nous visions, à Sandvig, dans un port sur la Baltique, après une grande étape de 52 km. Une famille danoise y est déjà installée, et prépare son repas autour du feu ; nous montons la tente, et profitons du shelter pour manger à l’abri du vent, rejoints peu de temps après pas une cyclotouriste belge.

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