Tour du Massif Central

Départ aujourd’hui pour notre (petit) tour du Massif Central à vélo ! Après avoir utilisé Instagram l’an dernier, nous continuons cette année : les photos pendant le tour seront sur notre profil. Et vous retrouverez des articles ici à notre retour.

Aller-retour au seuil de Naurouze

21 et 22 mai 2020

Après deux mois de confinement, nos jambes nous démangent ! Surtout que le grand week-end à vélo que nous avions organisé avec des amis du côté de Castres pour début mai est tombé à l’eau. Comme nos projets de week-ends à vélo ne sont pas les seuls à avoir pris du retard pendant le confinement, et que le trafic des trains n’est pas encore revenu à la normale, nous cherchons un itinéraire assez court, au départ de Toulouse à vélo et en respectant la règle des 100 km… le choix est assez restreint et nous choisisons donc d’aller bivouaquer au seuil de Naurouze, et de revenir le lendemain. Bien que nous empruntions le canal du Midi sur sa partie toulousaine tous les jours, cela faisait plus de 3 ans que nous n’étions pas allés plus au sud.

Les paysages défilent sans surprise, mais nous les redécouvrons avec plaisir. Les enfants repèrent le nom de certaines écluses qui apparaissent dans l’album de Violette Mirgue de Marie-Constance Mallard : Le trésor du canal du Midi.

Les champs vallonnés surmontés d’éoliennes du Lauragais annoncent la fin de la journée, et le passage à une piste en terre sonne la sortie de la Haute-Garonne. Hector finit ainsi l’étape tout seul, 50 km ! C’était sur ce même trajet que Cassandre avait aussi fait sa première grande étape seule il y a 3 ans… Rendez-vous dans 3 ans pour Jason ?

Nous ne sommes pas seuls à bivouaquer au seuil de Naurouze, inondé par les précipitations des jours précédents… ce qui est plutôt normal puisque c’est un ancien bassin.

Malheureusement les allergies aux pollens de Marie et de Cassandre leur feront passer une très mauvais fin de journée… À cette période, d’habitude, nous préférons les sorties en montagne, ce n’est pas un hasard…
Nous nous entassons pour la nuit dans notre tente devenue franchement trop petite pour cinq, et nous endormons bercés par le bruit des grenouilles et celui de l’autoroute. Un accident de continence d’un enfant au milieu de la nuit rendra la perspective d’un retour rapide à la maison encore plus alléchante !

Au matin, nous fuyons les pollens au plus vite, replions le bivouac en un temps record, et prenons notre petit-déjeuner un peu plus loin, au bord d’un étang, au bruit de l’autoroute. Le trajet retour est aussi agréable que l’aller.

Maintenant, il faut nous pencher sur un changement de tente pour repartir cet été !

Un week-end dans le Tarn

Automne 2019

Lorsqu’une petite fille nommée Gaïa vous invite à son baptême civil, il n’est pas possible d’y aller sans réfléchir à son moyen de transport 🙂 C’est parti pour la recette d’un aller-retour dans le Tarn en vélo et train le temps d’un week-end.

  • Étape 1 : quelques kilomètres le long du canal du Midi pour rejoindre la gare
  • Étape 2 : mettre les vélos dans le train, le plus difficile étant de rejoindre son quai…
  • Étape 3 : suivre les petites routes et arriver à destination
  • Étape 4 : profiter de la fête et bivouaquer
  • Étape 5 : retour en sens inverse, toujours sous le beau temps

Bilan de cinq semaines au Danemark

Voici enfin le bilan de nos cinq semaines de voyage à vélo en famille au Danemark ! La carte avec les étapes et les différents moyens de transport est ici.

Quelques chiffres

  • 30 jours sur place
  • 8 jours de pause : Ærøskøbing, Ribe, Sønderho, Billund, Roskilde et Copenhague
  • environ 950 km à vélo, en ayant réussi à rouler sur les 3 trajets eurovélo qui traversent le Danemark 🙂
    • 570 km le long de l’Eurovélo 10, “la véloroute de la Baltique”, sur les côtes de la mer… Baltique
    • 40 km le long de l’Eurovélo 12, “la véloroute de la mer du Nord”, le long de la mer… des Wadden
    • 40 km le long de l’Eurovélo 3, “la véloroute des Pélerins”, au cœur du pays viking autour de Jelling
  • une jolie moyenne de 11,9 km/h quand on a 7 ans
  • 5500 m de dénivelée
  • 125 km en ferrys (9)
  • 240 km de train (5)
  • 2 avions pour beaucoup trop de kilomètres
  • 5 nuits en AirBnB à Copenhague (une à l’arrivée, quatre avant de repartir), 2 nuits chez des warmshowers et toutes les autres sous la tente, en camping (15) ou en shelter (8)

Nos impressions

Ce qu’on a aimé

Quelques aspects pratiques en voyage à vélo :

  • les shelters avec une place à feu, et souvent un point d’eau et des toilettes
  • les campings avec souvent une super cuisine commune (pratique pour passer une bonne soirée quand il pleut)
  • les infrastructures cyclables, sauf sur les petites îles
  • les étals de bord de route en libre service
  • des petits supermarchés partout au lieu de supermarchés géants (comme en Allemagne)
  • la facilité pour prendre le train
  • les Danois parlent tous anglais en plus du danois (sauf certaines îles où ils co)

La nature danoise :

  • le climat propice en été (avec des jours très long en bonus)
  • de jolis paysages variés : des côtes de craie et des supers plages de la mer Baltique aux dunes sableuses, ventées, et remplies d’oiseaux de la mer des Wadden, en passant par les prairies collineuses à l’intérieur
  • la mer toujours proche
  • la nature omniprésente, faune et flore

La culture danoise :

  • l’omniprésence du “beau” en plus du fonctionnel
  • les musées à la super muséographie
  • la riche histoire du pays, qui commence bien avant les vikings, et la mise en valeur du patrimoine
  • côté nourriture : les viennoiseries et le pain noir, les smørrebrød qui donnent des idées pour varier les pique-nique du midi

Les enfants sont considérés comme partie prenante de la société, et tout est pensé pour les intégrer, au lieu de faire des choses spécifiquement pour eux à part, en dehors. On a eu la même impression pour les loisirs et la culture : ils font partie intégrante de la vie quotidienne, et ne sont pas séparés dans des lieux ou des moments à part.

Le Danemark est un grand pays : il y a tellement à voir, nous aurions aimé en faire un tour plus grand : descendre jusqu’à la frontière allemande, puis remonter le long de la côte ouest, jusqu’au point de rencontre de la mer du Nord et de la Baltique… pour ensuite basculer sur la Suède ?

Ce qu’on a moins aimé

  • le coût de la vie y est plus cher qu’en France
  • ça manque un peu de montagne quand même
  • c’est un peu loin de chez nous et difficile d’accès en train

Les coups de cœur des enfants

  • Jason : l’avion, Legoland, la plage avec les couteaux et les ferrys
  • Hector : Legoland, se baigner dans la mer, aller voir les phoques, explorer les dolmens
  • Cassandre : les “échangeurs” cyclables avec ponts et tunnels, Legoland, le Naturcenter de Ribe, les ferrys et les phoques

Copenhague

Nous profitons du confinement pour apporter la touche finale à notre récit laissé à l’abandon à l’automne dernier 🙂

Du 20 au 23 août 2019

Jour 1 – Première découverte de la ville

Nous quittons le confort de notre chouette appartement pour rejoindre le centre-ville d’un coup de vélo. Le vélo est vraiment le moyen de transport le plus efficace à Copenhague, et c’est un vrai plaisir de s’y déplacer avec les nombreuses infrastructures pensées pour les cyclistes. Nous flânons ensuite à pied tout en nous dirigeant vers le vieux port de Nyhavn, centre touristique principal de la ville… C’est LA carte postale de Copenhague, avec ses bâtiments aux façades colorées et ses vieux gréements, et c’est vrai que ça vaut le coup !

Nous pique-niquons à la mode danoise, avec des smørrebrød, qui composent l’essentiel de nos repas de midi depuis un mois, près d’une œuvre d’art assaillie par les enfants, puis nous nous dirigeons vers le centre du pouvoir du pays : l’île où se trouve le Parlement. Nous visitons l’église Holmens, qui a abrité le dernier mariage royal, et faisons le tour de la Bourse et du siège du Parlement, surnommé Borgen (d’où la série du même nom 😉 ).
Nous passons devant la Glyptothèque, pensant lui réserver une visite dans les jours qui suivent, mais l’entrée étant gratuite aujourd’hui, nous en profitons !

Nous prenons le chemin du retour en passant par la place de la mairie, et filons prendre le goûter au chaud dans une pâtisserie pour échapper à la pluie. Après l’averse, nous prenons un peu de hauteur dans la Tour Ronde, qui nous offre une jolie vue sur la ville. Nous regagnons notre appartement où nous retrouvons ce soir encore le plaisir de ne plus cuisiner sur un réchaud tout en laissant les enfants vivre leur vie dans une autre pièce.

Jour 2 – À la rencontre de la petite sirène

Ce matin : opération cartons ! Avec un magasin de vélo tous les 200 m, nous trouvons rapidement les trois cartons dont nous aurons besoin pour le retour en avion, et les déposons à l’appartement avant de repartir vers le nord du centre ville. Nous traversons le quartier très photogénique de Nyboden, dont les logements populaires construits pour les marins au XVIIe siècle font face aux immeubles bourgeois de l’autre côté de la rue.

Nous allons ensuite saluer la jolie petite sirène, puis traversons la forteresse militaire du Kastellet, encore occupée par une garnison. Nous avons tous très faim après toutes ces découvertes, nous voilà donc attablés dans un resto sur le port, miam !

Nous traversons le quartier de Frederiksstaden, construit à la fin du XVIIIe siècle : la grande place entourée du palais royal Amalienborg est bien gardée, et l’église Marmorkirken nous impressionne par sa majestueuse coupole.
Nous remontons ensuite le temps, et rejoignons le château de Rosenborg, construit par le roi Christian IV au XVIIe siècle et qui abrite le trésor royal. Avant et après la visite, nous profitons du très grand parc qui l’entoure.

Jour 3 – Dernier jour à Copenhague

Nous commençons notre journée de visite par un tour dans le cimetière, très arboré et agréable, où reposent de nombreux Danois et Danoises connus : Andersen, Kierkegaard, Bohr… L’après-midi, nous nous dirigeons vers le mythique mais décevant quartier de Christiania, où les photos étaient interdites. Nous y sommes accueillis par les vendeurs et les odeurs de marijuana, dans une ambiance colorée un peu foutraque et pleine de verdure. Nous apercevons l’atelier de fabrication des vélo-cargos Christiania qui remplissent les rues de Copenhague.

Après un bon goûter près de l’église Notre-Sauveur et sa flèche en spirale, nous traversons le quartier coloré de Indre By. De retour à l’appartement, nous préparons les sacoches pour être prêts à partir tôt le lendemain.

Retour à Toulouse

Réveil très matinal, nous descendons nos sacoches et nos cartons, les ficelons sur les vélos et la carriole, et nous voilà partis vers l’île d’Amager où se trouve l’aéroport. Nous profitons une dernière fois des infrastructures cyclables très efficaces de la ville, et arrivons sans encombre et dans les temps à l’aéroport.
Nous nous installons sur un grand parvis pour démonter les vélos. Les enfants nous aident un peu, ou jouent tranquillement à côté, nous avançons bien.

Nous nous frayons ensuite un chemin dans l’aéroport jusqu’au comptoir d’enregistrement ; les bagages hors gabarit sont juste à côté, c’est efficace et rapide ! Après un rapide pique-nique, nous embarquons dans l’avion, direction Toulouse.

À l’arrivée, nous récupérons nos cartons en bon état, et nous attelons au remontage des vélos… c’est un peu long, mais nous sommes prêts à rouler en deux heures environ.
À la sortie de l’aéroport, nous retrouvons les 40°C de notre ville méridionale, et ses pistes cyclables…. pour le moins courtes et continuellement interrompues… quand elles existent 🙁 . Nous voulions rejoindre la piste qui longe la Garonne, mais elle est fermée pour travaux… nous voilà donc sur les routes passantes, à regretter les belles infrastructures dont nous avons profité pendant un mois ! Et nous voilà de retour à la maison au bout d’une quinzaine de kilomètres !

Retour à Copenhague par Roskilde, à travers forêts et fjords

Du 16 au 19 août 2019

Retour sur le Seeland

Nous nous réveillons chez nos hôtes, Marie rattrape le retard sur notre carnet de voyage pendant que Guillaume et les enfants dorment encore. Une fois tout le monde levé, nous nous préparons rapidement pour rejoindre le port et prendre le ferry de 11h. Nous filons à nouveau sur la Baltique, à près de 70 km/h dans ce grand catamaran, nous y mangeons nos Smørrebrød pendant que les enfants jouent.
À l’arrivée du bateau, notre piste cyclable longe la route, toutes les voitures débarquées passent près de nous, c’est bruyant ! Nous bifurquons ensuite sur une route secondaire, entre champs et bord de mer, sous quelques rayons de soleil, c’est parfait !

Après la pause viennoiseries, nous explorons l’intérieur d’un tumulus (enfin, après en avoir croisé tant d’autres déjà), puis poursuivons notre chemin sur une piste pour rejoindre le fjord de Roskilde. Nous décidons de faire un petit détour pour traverser une réserve ornithologique dans une zone humide : c’est calme et paisible, les oiseaux sont nombreux, mais les moustiques aussi ! Nous profitons donc du lieu en restant sur nos vélos, sans nous presser. Puis nous apercevons un ferry au loin, et accélérons la cadence pour arriver au port en même temps que lui. Nous avons juste le temps d’acheter nos billets à l’automate avant d’embarquer, ouf !

Nous débarquons dans le port d’Hundested pour une pause jeux et goûter, puis remotivons la troupe pour rejoindre un shelter dans un port à quelques kilomètres. Cassandre dérape dans les graviers et fait une belle chute, mais remonte courageusement en selle. L’abri que nous visions est déjà occupé par une classe de lycéens, tant pis pour la sérénité de notre dernière nuit en shelter… Nous montons le camp et nous ne tardons pas à aller nous coucher, tous fatigués par les 49 km de vélo.

Pluie et forêt le long du fjord

Nous démarrons la journée sous la pluie, et rejoignons vite un petit ferry, qui fonctionne à la demande. Nous l’avons pour nous tout seuls ! Après la courte traversée, nous nous enfonçons dans la forêt, et apercevons un super shelter, nous y aurions été mieux, dommage.
La forêt que nous traversons est magnifique, de très beaux chênes nous attirent l’œil, l’un d’entre eux a plus de 1 000 ans ! Une biche traverse devant nos yeux ébahis, et des écureuils un peu plus loin.
Nous sortons de la forêt à l’heure du repas, et mangeons sous la fine pluie qui nous accompagne depuis le matin, au pied d’un moulin.

Nos roues nous emmènent ensuite sur un itinéraire vélo sur des chemins, mais nous ne sommes pas seuls : une course cycliste a lieu en même temps, les nombreux concurrents et concurrentes sont pleins de boue, et un peu surpris de nous croiser ! Notre itinéraire se rapproche ensuite de la grande route qui rejoint Roskilde, nous avons de l’asphalte, mais aussi le bruit des voitures qui nous fatigue. Nous passons près d’un festival de musique, où nous sommes gentiment invités, mais nous voulons vraiment rejoindre Roskilde ce soir.
Nous laissons de côté un shelter sans eau et déjà occupé, et rejoignons le camping de la cité viking.

Roskilde

Il pleut encore, nous nous réfugions dans la cuisine du camping spacieuse et confortable pour le petit déjeuner. Nous nous mettons en route pour rejoindre la ville, et arrivons directement sur le musée viking. Un longship est à quai, nous montons dedans, tout le monde est ravi !
Nous reprenons les vélos pour grimper jusqu’au centre ville, où nous mangeons notre pique-nique face à la cathédrale. Nous prenons ensuite nos billets pour la visiter. Elle abrite les tombeaux royaux, chaque souverain a imprimé la mode de son époque dans la chapelle où il est inhumé, c’est un beau panel de l’histoire de l’art danois… mais c’est un peu ennuyeux.


Nous redescendons ensuite au port, pour retrouver le temps des vikings. Un musée expose quelques bateaux retrouvés dans le fjord, et nous permet de nous déguiser en vikings le temps d’une tempête 🙂 ! La visite continue à l’extérieur, sous la pluie, par quelques ateliers : nous construisons un petit bateau en bois.
Au retour au camping, nous sortons notre cerf-volant pour la dernière fois, les enfants le font voler sur la berge du fjord.

Retour au point de départ

Nous quittons le camping assez tard, après une averse qui remouille la tente, et pas pressés de commencer cette dernière journée de vélo. Nous quittons Roskilde par une longue et douce montée, au sommet de laquelle Hector veut visiter une petite église. Elle est beaucoup plus simple que la cathédrale de la veille, nous l’apprécions aussi beaucoup plus.
Nous traversons ensuite des zones de lotissements, sur une piste cyclable très confortable. Nous pique-niquons près d’une église, puis longeons une 2×2 voies, c’est dur pour Cassandre. Marie nous fait ensuite naviguer dans une zone commerciale, avant de rejoindre une voie cyclable rapide. C’est très efficace pour rejoindre le centre de la ville, mais Cassandre est vraiment fatiguée. Après la pause goûter, nous passons près du magasin où Guillaume a acheté notre bouteille de gaz il y a presque un mois, la boucle est bouclée.
Plus on se rapproche du centre de la capitale, plus le flot de cyclistes est abondant, c’est n’est pas évident de nous y frayer une place. Nous arrivons enfin à l’appartement que nous avons réservé, chacun prend possession de son lit et retrouve avec plaisir le confort de la vie sédentaire.

Retraversons le Jutland : de Sønderho à Aarhus

Du 12 au 15 août 2019

Retour dans le Jutland

Ce soir, nous dormirons près de Legoland, les enfants ne le savent que trop, et ont du mal à se concentrer. Nous retraversons l’île de Fanø du sud au nord, puis rejoignons en ferry la ville d’Esjberg. Cette fois-ci la mer est calme. Nous nous dirigeons vers la gare de cette ville moyenne et industrielle, qui sent le pop-corn le long de notre route. Nous voyons partir le train en arrivant à la gare, ce qui nous laisse une heure avant le prochain, le temps de faire quelques courses et commencer un pique-nique. Nous embarquons ensuite sans difficultés, pas d’escalier à franchir !

Nous descendons du train à Vejen, et prenons notre dessert, avant de suivre l’eurovélo 3 sur quelques kilomètres vers le nord. Le trajet est agréable, tantôt le long des routes, tantôt sur des pistes plus sauvages. Les paysages sont vallonnés, il y a peu d’élevage, mais beaucoup de cultures de sapins… Les fêtes de Noël doivent être belles par ici ! Un léger vent de dos nous aide à avancer, et la perspective du parc d’attractions le lendemain aide plus spécifiquement Cassandre et Hector.
Nous traversons le village de Bække, où l’agent de l’office de tourisme nous invite à boire le café, mais nous déclinons car il nous reste encore du chemin à parcourir. Nous prenons le temps d’observer notre première pierre runique, après tous ces tumulus préhistoriques, nous sommes heureux de voir un vestige vikking. Nous sommes servis sur ce point-là quelques kilomètres plus tard, puisque c’est une sépulture en forme de bateau viking que nous découvrons, installée près de tumulus de l’âge du Bronze.
Nous quittons ensuite le tracé de l’eurovélo pour rejoindre Billund, nous ne pouvons pas éviter une route au fort trafic pendant quelques kilomètres, heureusement nous sommes à contresens du flux dominant. Tout est fait pour la voiture autour de Billund, surprenant pour le Danemark !
Nous arrivons enfin au bout de 52 km de vélo au confortable camping de Legoland, les enfants sont ravis !

Legoland

Nous laissons les enfants dormir le plus possible, et après le petit-déjeuner, suivons la “grande migration du camping” : tout le monde se dirige vers l’entrée du parc. Nous avons pris nos billets la veille au camping, un pass deux jours pour moins cher que l’entrée journée, nous ne faisons donc pas la queue, et arrivons vite sur les premières attractions. Cassandre découvre le plaisir des manèges à sensations, Hector trouve que c’est trop pour lui, Jason profite du monde des Duplo, et les parents accompagnent les enfants avec plaisir.
En fin de journée, nous traînons un peu autour des différents maquettes en Lego, faisons un tour au magasin pour acheter une petite boîte qui ne prendra pas trop de place dans les sacoches, puis rentrons au camping pour la douche et le repas, les enfants sont fatigués et heureux, les parents aussi.

Au cœur du pays viking

Les enfants sont bien fatigués de leur journée d’hier et leur motivation envolée, le réveil est tardif et le départ long… Nous montons enfin en selle vers 11h, rapidement rattrapés par la pluie. Nous mettons presque 3h pour faire les 25 km qui nous séparent de Jelling, entre pluie et éclaircies, vallons boisés et cultures, routes et petites pistes dans la forêt. Le câble de dérailleur du vélo de Guillaume casse, nous réparons rapidement, surveillés par un chien bruyant qui estime que nous sommes trop près de chez lui.


Nous pique-niquons à Jelling, puis allons nous protéger de la pluie dans le musée, encore une fois magnifique. La réalité augmentée permet de présenter à la fois les objets issus des fouilles, et leur reconstitution, ainsi qu’une mise en scène de leur utilisation, c’est très très bien fait et très instructif. Une présentation des dieux vikings, toute en sons et lumières, nous plonge dans le monde médiéval danois, puis la visite s’achève sur l’histoire d’Harald à la dent bleue, premier roi chrétien d’un Danemark unifié, et sur la suite de l’histoire du site et des mythes jusqu’à aujourd’hui. Tout le monde apprécie la visite, sauf Jason, qui préfère le sol du musée aux vitrines.
Quand nous sortons, il fait beau, nous allons nous promener sur le site en lui-même : le plan du village et le vaisseau funéraire sont évoqués par des dallages, c’est (à nouveau) à la fois beau et explicite. Au centre du site, deux tumulus côtoient une église, près de la grande pierre runique trouvée sur le site.

Après cette visite passionnante, nous avons encore du chemin à faire, nous sommes attendus chez nos hôtes warmshower à Aarhus. Nous pédalons jusqu’à Vejle, 13 kilomètres dans des paysages boisés et vallonnés, puis nous prenons à nouveau un train. Nos hôtes habitent beaucoup plus près de la gare que nous le pensions, nous arrivons donc en fin d’après-midi, et sommes accueillis très chaleureusement par Carsten et Gunver.

Visite d’Aarhus

Nous explorons la ville le matin, en particulier la cathédrale, le petit musée viking attenant, et l’église Notre Dame avec et sa très jolie crypte : une église romane primitive. Nous tournons ensuite à la recherche d’un resto, Jason pleure beaucoup (nous finissons par réaliser qu’il est un peu malade), Cassandre, Hector et les parents sont fatigués et n’arrivent plus à s’entendre… Il va nous falloir lever un peu le pied pour la fin des vacances. Nous finissons par trouver des bagels, puis prenons le bus pour rejoindre le Mosegaard Museum, chaudement recommandé par nos hôtes.


Nous y découvrons l’histoire du peuplement du Danemark, du temps des familles mésolithiques à celui des Vikings, parfaitement bien mise en scène, et ne voyons pas le temps passer ! Nous passons un peu vite sur les dernières salles, c’est déjà l’heure de fermeture du musée (et Jason en a vraiment assez !).
Nous reprenons le bus pour rentrer en ville et retrouver nos hôtes pour le repas. Ils partent ensuite au cinéma, les enfants vont au lit, et les grands étudient un peu plus précisément la suite du trajet.

Sur la côte de la mer des Wadden

Du 9 au 11 août 2019

À la découverte de l’écosystème des Wadden

Pas besoin de plier la tente ce matin, nous prenons le temps dans le camping, entre petit déjeuner et nourrissage des chèvres. Puis nous glissons affaires de pluie et pique-nique dans les sacoches, et nous mettons en route, vers la mer, que nous rejoignons rapidement. Une digue sépare la piste cyclable du littoral, nous sommes un peu déçus, mais avançons bien, protégés du vent. Nous faisons deux petites pauses pour voir ce qui se cache de l’autre côté : un immense pâturage humide et la mer à perte de vue.

Nous faisons une très longue pause sur la route submersible qui rejoint l’île de Mandø, pour marcher dans l’eau, ramasser des coquillages et observer la vie marine à marée basse, tout le monde se régale.

Nous pique-niquons en arrivant au musée de la mer des Wadden, puis consacrons une bonne partie de l’après-midi à la visite. Ce “Naturcenter” présente tout l’écosystème de la mer des Wadden, et est très bien fait : il est complet, très joli et fait appel à tous nos sens. Une évocation des migrations d’oiseaux très artistique nous captive littéralement ; nous pouvons toucher des poissons dans un aquarium… la visite plaît à tout le monde.

Nous rentrons à Ribe par l’intérieur des terres cette fois-ci, en suivant l’eurovélo. Nous retraversons son si joli centre ville, en passant par l’ancien château et un excellent glacier, puis faisons quelques courses dans un supermarché bien plus (trop) grand que d’habitude avant de rentrer au camping pour nos activités du soir : douche, repas, carnets et au lit.

Encore un ferry

Nous avons de la visite dans la tente ce matin : un crapaud est venu s’abriter de la pluie avec nous. Nous savons que nous allons devoir composer avec la pluie et le vent ; nous plions la tente mouillée pendant une accalmie (en ayant fait sortir le crapaud préalablement 😉 ), et reprenons l’eurovélo, entre digue et zone humide. C’est un peu monotone, mais pas désagréable, nous prenons le temps de monter sur la digue voir la mer encore une fois, et sortir le cerf-volant. Nous pique-niquons sur un point d’observation d’oiseaux, et profitons des jumelles à disposition, avant de nous rapatrier sous les arbres pour nous protéger d’une grosse averse.

Nous quittons la digue quelques kilomètres plus tard pour pédaler entre les champs, sous une pluie soutenue. Nous arrivons dans l’agglomération d’Esjberg sous un ciel sec mais très venté, faisons quelques courses et prenons un goûter avant d’embarquer sur le ferry. Le vent tourbillonnant autour du port manque de nous faire tomber plusieurs fois. La mer est un peu agitée, mais les 10 minutes de traversée sont vite passées, et nous mettons le pied sur une nouvelle île : Fanø.

Il nous reste encore 12 km pour rejoindre un camping dans une zone moins touristique au sud de l’île, en suivant une piste cyclable confortable qui nous mène à travers une zone de dunes couvertes de bruyères et petits pins, un paysage que nous n’avions pas encore vu au Danemark. Nous arrivons bien fatigués au camping, les aménagements sont vieillots et assez sommaires, la piscine est fermée, et nous communiquons en allemand, mais on sera très bien pour deux nuits.
Nous commençons notre repas du soir sur une table, mais la pluie se remet à tomber, nous nous réfugions dans l’auvent de la tente pour finir le repas et faire un jeu.

On va voir les phoques !

Après avoir traîné au camping pour jouer et faire la lessive, nous prenons les vélos pour rejoindre le village de Sønderho. Nous visitons l’église aux nombreux bateaux ex voto suspendus, puis le moulin, en plein vent. Nous allons pique-niquer sur le port, dans un petit abri. Nous rejoignons ensuite une plage pleine de coquilles de couteaux, où Cassandre et Hector jouent longtemps avec Guillaume, pendant que Jason fait la sieste avec Marie à l’abri du vent.

Nous avons repéré la veille à l’office de tourisme une sortie pour aller voir des phoques, nous essayons donc de trouver un guide à l’heure dite, 16h30, mais nous ne trouvons que d’autres touristes désemparés. Nous décidons donc de tenter seuls, nous partons dans la direction d’un grand banc de sable au large, en marchant dans quelques centimètres d’eau. Nous observons les formes du sable, les couteaux et autres coquillages très nombreux, les vers, les oiseaux…
Au bout d’un moment, il nous semble apercevoir des formes sombres sur le banc de sable, nous continuons notre marche, tout excités à l’idée de voir les phoques. Nous les voyons de mieux en mieux, mais un bras de mer assez profond nous en sépare encore. Nous pouvons toutefois les observer prendre le soleil, s’étirer, entrer et sortir de l’eau, nous en voyons même un venir vers nous, nous sommes ravis !!
Nous faisons ensuite le chemin inverse dans l’eau (2 km tout de même) pour rejoindre la plage et les vélos, et rentrer au camping.

Traversons le Jutland d’est en ouest

7 et 8 août 2019

Découverte du Jutland

Départ matinal ce matin pour rejoindre le Jutland, tout le monde est motivé : Cassandre et Hector ont entendu parler d’un endroit nommé Legoland qui se trouverait dans le Jutland, de quoi leur donner envie d’avancer !
Nous pédalons d’abord dans la forêt le long du littoral, c’est toujours très agréable.

Nous arrivons dans la ville de Sønderborg et faisons le tour du château, transformé en forteresse militaire puis en musée, militaire aussi. Nous laissons les vélos pour aller nous promener dans la ville, et nous réfugions dans un restaurant de burgers (tenu par des polonais, parlant anglais à tout le monde, danois comme touristes 🙂 ) pour nous protéger de la pluie battante qui s’est mise à tomber. Après cette longue et agréable pause, nous franchissons un pont pour rejoindre le continent, et quittons l’eurovélo 10.

Nous suivons le trajet que nous propose notre appli de navigation, qui nous emmène au nord et nous permet de revoir la mer Baltique, avant de nous diriger vers l’ouest. Nous passons par des petites routes dans la campagne, où les élevages intensifs sont très nombreux et empestent 🙁 . Un léger vent de face s’est levé, le temps est maussade et les odeurs fort désagréables, l’après-midi est longue… Nous nous penchons sur l’option train, mais il n’y a pas de direct pour rejoindre la côte ouest, nous nous laissons le temps de réfléchir.
Nous finissons par rejoindre la grande route, qui est doublée d’une piste cyclable, et rejoignons le point de bivouac repéré, dans une belle forêt. Nous plantons la tente près d’un magnifique chêne, après 43 km en selle, et remplissons les carnets, cuisinons et préparons la journée du lendemain.

De la pluie, et un raccourci ferroviaire

Il a plu dans la nuit, mais nous prenons le petit déjeuner au sec sous notre chêne. Face aux mauvaises odeurs, à la pluie annoncée, à tout ce que nous voulons voir sur la côte de la mer du Nord, et au prix du train, nous avons pris la décision de rejoindre la gare la plus proche ce matin.
Nous devons rapidement nous arrêter pour enfiler nos tenues de pluie, et nous abriter un petit peu sous des arbres. Puis nous rejoignons la ville portuaire d’Åbenrå, sous une nouvelle averse d’orage, que nous subissons cette fois-ci sans pouvoir nous abriter, nous sommes trempés, Hector n’avait pas mis son pantalon de pluie, il n’arrive plus à pédaler et réclame des vêtements secs.
Nous suivons toujours notre appli de navigation, qui s’évertue à éviter les grandes routes, et nous fait traverser une quartier pavillonnaire avec une côte très très rude, arrosée par une nouvelle averse, nous n’en pouvons plus !
Nous rejoignons finalement une grande route, et trouvons rapidement les panneaux cyclistes pour Rødekro, que nous suivons jusqu’à la gare, par une piste agréable, presque sous le soleil.
Nous prenons nos billets de train à l’automate, avec un coup de fil pour réserver les places vélo en plus, et hissons les vélos sur le quai, le train est déjà là, pas le temps de grignoter. Le trajet est plutôt agréable, nous avons deux changements facilités par la présence de grands ascenseurs dans certaines gares, et nous arrivons à Ribe en milieu d’après-midi, après un rapide goûter dans le train

Nous nous dirigeons vers le camping pour nous installer, pendant que les enfants, enfin secs, vont jouer avec les chèvres du camping. Nous reprenons ensuite les vélos pour aller visiter le centre de Ribe, sous la lumière de fin d’après-midi qui le magnifie. La cathédrale à 5 nefs en briques et pierres blanches, surmontée d’un toit de cuivre, est très belle. Nous faisons un petit tour du centre de la ville, le petit port est lui aussi magnifique sous le soleil rasant. Poussés par la faim, nous n’avons pas vraiment mangé dans la journée, nous nous installons dans une pizzeria à seulement 18h, et dévorons nos assiettes. Après un dernier petit tour dans la ville pour observer les très belles portes, et une glace, nous rentrons nous coucher, bien fatigués.

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