Le long du canal latéral à la Garonne

Enfin à l'ombre et au calme du canal !

Le canal n’est pas le havre de paix et de fraîcheur espéré : il fait 32°C à l’ombre des platanes, et l’autoroute toute proche fait un boucan d’enfer. Mais les enfants peuvent à nouveau évoluer librement, et nous ne subissons plus le trafic beaucoup trop dense et rapide sur les derniers kilomètres.

Les enfants pédalent à leur rythme au bord du canal

Nous installons le bivouac au premier coin propice, et non occupé par un des nombreux pêcheurs, une fois le canal et l’autoroute suffisamment écartés pour espérer pouvoir dormir.

Coucher de soleil en bord de canal

Étape 7 : de Bruch à Agen… puis Toulouse

  • 27 km
  • 2 h de pédalage et 1h15 de train

Après une bonne nuit près du canal, nous sommes assez rapidement prêts à partir pour rejoindre Agen avant midi. Le chemin de halage est en bon état, il fait bon, nous avançons bien. Cassandre, motivée pour prendre le train, fait des poussées de moteur très efficace derrière Marie.

Le matin au bord du canal

Comme il y a trois ans, les graines de certaines plantes donnent un côté duveteux aux abords du canal. Des panneaux de véloroutes ont fleuri également, c’est bon signe pour le développement du tourisme à vélo 🙂

Nous avions bivouaqué ici il y a trois ans !
Nous avions bivouaqué ici il y a trois ans !

Plein de véloroutes !

Nous atteignons Agen par son impressionnant pont-canal, et après une petite visite du centre-ville, nous regagnons nos pénates en un jet de TER.

Le pont canal d'Agen
Le pont canal d’Agen

Agen

Agen

Jeux sur la place de la mairie d'Agen
Jeux sur la place de la mairie d’Agen

Retour en TER

La carte du trajet complet se trouve ici.

Le long du Lot

Étape 4 : de Luzech à Touzac

  • 38 km
  • 3 h de pédalage

Il nous est difficile de repartir aussi vite, nous avons manqué de temps pour discuter, alors au grand plaisir des enfants, nous prolongeons notre séjour chez la famille Velove jusqu’à midi. Après un petit tour à vélo dans Luzech et dans son marché et un dernier repas ensemble, nous partons en tout début d’après-midi pour suivre la véloroute du Lot.

Nous empruntons des petites routes où circulent quelques voitures, les enfants restent donc tractés. Il fait encore bien chaud, et le trajet est loin d’être plat. Nous surplombons assez souvent le Lot, ce qui nous offre quelques jolis points de vue.

Quand la vallée est large, c’est à travers vignes que nous roulons (nous sommes toujours dans le vignoble de Cahors). Le Lot, et sa véloroute, décrivent de larges boucles, nous en coupons quelques unes, ce qui nous permet de traverser quelques jolis villages, et de faire une pause goûter enchanteresse à Grezels.

L’arrivée sur Puy-l’Évêque nous offre une très jolie vue. Mais les innombrables virages à travers vignes qui suivent, avec un vent de face qui s’est levé, sonnent le glas de notre après-midi de pédalage, et nous nous jetons dans le premier camping trouvé, après une jolie côte !

Puy-l'Évêque

Étape 5 : de Touzac à Casseneuil

  • 57 km
  • 4 h 30 de pédalage

L’avantage d’être en hauteur, c’est la faible humidité la nuit :). La journée démarre bien, au frais, avec une belle descente et un joli pont traversé.

Un joli pont

Mais les paysages deviennent rapidement plus monotones : le relief s’aplanit, et les forêts et les vignes cèdent leur place aux champs et aux vergers. Les enfants profitent d’un morceau de voie ferrée transformée en voie verte à Fumel pour avancer seuls. Nous trouvons avec difficulté un coin sympa où pique-niquer à l’ombre : c’est un verger fraîchement tondu qui remplit parfaitement ce rôle, et même plus avec les chevreuils qui se promènent à sa bordure et qui nous laissent tout le loisir de les observer.

En arrivant à Villeneuve-sur-Lot, nous faisons un petit détour par le site archéologique d’Eysses, avant de filer dans le centre pour manger une glace et profiter du très joli centre-ville !

La sortie de Villeneuve se fait par une voie verte aux innombrables chicanes pénibles à négocier, mais qui nous fait traverser toutes les zones commerciales périphériques sans nous en rendre compte. On a cru ne pas pouvoir passer sur un pont, pile poil assez large pour la carriole ! Un bout de prairie en contrebas de la voie verte nous offre un super coin de bivouac et nous nous endormons au son des oiseaux nocturnes et des grenouilles.

Pont des Martinets sur la

Bivouac !

Étape 6 : de Casseneuil à Bruch

  • 63 km
  • 4 h 45 de pédalage
Yoga matinal
Yoga matinal

Les enfants profitent là encore de la voie verte, avant que nous ne retournions sur des petites routes à travers champs.

Seuls sur la voie verte au petit matin

Nous cuisons toujours autant par ce (trop) beau temps. La véloroute n’a que peu d’intérêt : grandes lignes droites à travers des zones pavillonnaires périurbaines interminables, ou à travers des champs d’agriculture trop intensive.

Miam, les bonnes fraises
Qui leur dit que le truc en dessous est de la terre et que c’est pas mal pour faire pousser les fraises ?

Le centre de certains villages vaut vraiment le coup d’œil tout de même, avec les bâtiments en pierre et brique fine.

On en a marre, on a chaud, on s’ennuie et une fois arrivé à la confluence du Lot et de la Garonne, nous n’avons qu’une seule idée en tête : nous extraire de ces routes de plus en plus fréquentées et rejoindre le canal.

À côté de la confluence Lot-Garonne

Sur les petites routes de la Bouriane

Étape 3 : de Bouzic à Luzech

  • 49 km
  • 4 h de pédalage
Au petit matin calme

Le réveil est froid et humide : 0°C et nous nous trempons les pieds avec l’abondante rosée. Nous remontons encore un peu le Céou sur des chemins et petites routes, puis nous coupons à travers causses vers la vallée du Lot, en empruntant au maximum de toutes petites routes.

Notre trajet nous amène dans de jolis petits villages, avec leur église souvent fortifiée.

Les forêts se peuplent de plus en plus de chênes verts, et le sol devient plus rocailleux. Nous profitons d’une belle descente vers Catus, et après une petite pause à l’ombre de la halle du village, nous longeons le lac vert par un chemin en forêt, puis nous engageons dans une montée de quelques kilomètres, sous un chaud soleil. Il fait 33°C à l’ombre, quel contraste par rapport à ce matin !

Il est déjà tard et nous choisissons ensuite la route la plus courte pour descendre dans la vallée du Lot rejoindre notre étape du soir : Luzech. Nous y rejoignons la Velove Family : Christophe, Valérie, Lalie, Esteban et Naïa, qui partent à vélo sur les routes du monde dix jours plus tard. Nous y passons une excellente soirée, où les six enfants jouent tous ensemble en laissant tout le loisir aux adultes de discuter autour de cartes (routières) et de bières !

Le long de la Dordogne et le Périgord noir

Étape 1 : de (Toulouse) Souillac à Vitrac-le-port

  • 48 km
  • 4 h 15 de pédalage

Malgré une côte cassée 2 semaines avant, deux angines trois jours plus tôt, des grèves SNCF intermittentes, et un réveil très matinal nous sommes motivés pour attraper notre TER ce dimanche 15 avril et nous traversons Toulouse à l’heure où  traînent les derniers fêtards. Cela se présente on ne peut mieux : notre quai nous évite d’avoir à monter et descendre des escaliers et notre TER dispose d’un grand espace vélo. Nous occupons les deux heures de trajet en prenant notre petit-déjeuner et en jouant au Dobble.

Un grand espace vélo dans notre TER
Souillac, départ de notre semaine de vacances
C’est parti pour une semaine de vacances !

Nous sortons de Souillac en quelques coups de pédales, et rejoignons rapidement les champs jaune vif de colza en fleurs et les vergers de noyers en bord de Dordogne.

Sur la voie verte le long de la Dordogne

Notre trajet emprunte ensuite la voie verte jusqu’à Sarlat-la-Canéda, par une ancienne voie ferrée, dans un corridor vert et ombragé mais un peu coupé du reste du paysage ; nous apprécions les quelques passages en dehors du tracé ferroviaire qui nous permettent d’apercevoir les jolis villages en pierre jaune, même s’ils impliquent des pentes un peu moins douces. Il y a de nombreux loueurs de vélos sur la voie verte à l’approche de Sarlat.

Nous faisons un petit tour dans le centre de Sarlat, et nous ne sommes pas seuls en ce beau dimanche de printemps… La ville a gardé une architecture médiévale homogène, un peu gâchée par les enseignes des très nombreux restaurants et autres vendeurs de “spécialités locales”.

Après une visite rapide de la jolie cathédrale, nous nous perdons dans quelques ruelles (en escalier, c’est plus facile avec les vélos) pleines de charme, avant de rejoindre la vallée de la Dordogne par des petites routes, le long des champs parsemés de séchoirs à tabac en bois.

Nous trouvons un camping à Vitrac-le-Port, ouvert mais quasiment désert, et retrouvons avec plaisir nos routines d’installation du camp, où Jason essaye de se trouver une place.

Jason "aide" à monter la tente

Étape 2 : de Vitrac-le-port à Bouzic

  • 34 km
  • 3 h de pédalage

Nous nous réveillons avec le soleil, c’est agréable de retrouver ce rythme. Il ne fait ni froid ni humide, nous prenons notre temps pour replier le camp pendant que les grands enfants jouent et que le tout petit occupe un des adultes presque à plein temps. Nous nous échauffons par une belle montée pour rejoindre Domme sur son éperon, d’abord au milieu des champs parsemés de beaux corps de fermes (avec encore des séchoirs à tabac), puis dans la forêt. Nous y pénétrons par une très belle porte fortifiée. Nous prenons le temps de faire le tour du village médiéval à pied, moins fréquenté que Sarlat en ce lundi matin, les enfants apprécient de laisser les vélos pour gambader un moment.

Nous redescendons près de la Dordogne pour pique-niquer, puis la suivons par des petites routes, avant de faire une nouvelle pause visite médiévale à La Roque-Gageac, agrémentée du passage des gabarres.

La Roque-Gageac

Nous atteignons ensuite rapidement la village de Castelnaud-la-Chapelle où nous quittons la Dordogne pour remonter le Céou. La véloroute est très bien fléchée, et emprunte un réseau de routes secondaires délaissées et de chemins. La vallée du Céou semble oubliée, c’est très agréable. Cassandre pédale seule, et Hector enfourche sa draisienne.

Nous posons le bivouac en cette chaude fin d’après-midi au bord d’un pré, et profitons du ruisseau à proximité pour nous rafraîchir.

Bivouac après Bouzic

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