De Bayonne à Hendaye au pays basque

11 et 12 août 2015

Nous quittons Bayonne en suivant l’Adour, l’Eurovélo est plus ou moins balisé. Arrivés à l’embouchure, nous traversons des zones résidentielles jusqu’à Biarritz.

Le phare de Biarritz vu d'Anglet

Nous traversons la jolie ville de Biarritz, en prenant le temps de regarder les maisons cossues et le rocher de la Vierge, puis nous continuons à longer la côte vers la plage des surfeurs, cul-de-sac. Nous faisons demi-tour pour emprunter la route qui monte pour quitter le centre-ville, et faisons une pause pique-nique et jeux à la sortie de Biarritz.

L’eurovélo n’est ni très bien aménagé ni très bien indiqué sur cette portion, ça monte et descend beaucoup ; à Guétary, une côte à 16% en gravillons nous fait mettre pied à terre. Nous pédalons tant bien que mal jusqu’à Saint-Jean de Luz en pleine chaleur, entre voie partagée avec les piétons et route sans aménagement cyclable.

La vue près de Bidart

Bidart

L'EV1 longe parfois les plages dans les criques

Nous longeons la jolie baie de Saint-Jean-de-Luz. Encore une fois, comme nous avons visité la région il y a peu de temps, nous ne prenons pas le temps de nous arrêter.

La baie de Saint-Jean-de-Luz

Puis nous empruntons la magnifique route de la corniche, en contre-haut de l’océan, qui est absolument abominable à vélo. Les voitures roulent vite, nous doublent même s’il y a du monde en face. C’est le moment que choisissent les enfants pour s’agiter dans la carriole, nous faisons une pause goûter sur un parking.

La corniche

Puis nous reprenons la route : en arrivant près d’Hendaye, une piste cyclable se sépare de la route, ouf !

Hendaye, fin de notre périple

La descente sur la ville est assez jolie, surtout que nous pouvons profiter du paysage sans nous soucier en permanence de la circulation automobile. Nous nous dirigeons directement vers l’office du tourisme, où on nous annonce que tout est complet, mais après un petit coup de fil, nous trouvons une place dans un camping près du centre. Pendant que Marie et les enfants installent le camp, Guillaume part à la gare chercher nos billets pour le lendemain : le trajet de l’Eurovélo est impossible à vélo, il faut emprunter des escaliers, ce petit repérage nous servira pour éviter les portions impossibles le lendemain !

Après notre dernier repas cuisiné dans la popote, nous allons faire un tour sur la plage pour manger une glace et faire voler notre cerf-volant.

Glaces et cerf-volant sur la plage d'Hendaye au coucher du soleil

Nous profitons de notre dernière matinée de vacances pour nous baigner encore une fois dans l’océan le lendemain, avant de pédaler jusqu’à l’Espagne.

Un super dernier château de sable

Détour par l'Espagne juste avant d'attraper le train de retour

Après un pique-nique dans la gare d’Hendaye, nous grimpons dans le train avec les vélos pour une grande après-midi de train, avec un premier changement à Bordeaux, et un deuxième à Agen, nous avons choisi le même train que pour notre retour au mois d’Avril. Nous rencontrons pas mal de cyclovoyageurs dans le train, c’est sympa d’échanger avec eux.

De Moliets-et-Maa à Bayonne

    Du 9 au 11 août 2015

En quittant le village de Moliets-et-Maa, notre connexion internet avec les téléphones est très mauvaise, nous ne pouvons donc pas appeler les campings sur notre route… Nous pédalons jusqu’au camping municipal de Vieux-Boucau les Bains, complet, mais qui nous donne la brochure des hébergements du village. Nous trouvons un camping le long de la Vélodyssée qui nous propose de partager un emplacement avec des campeurs en voiture : ils gardent deux demi-emplacements pour les cyclos.

Les derniers jours de pédalage dans la pinède, la difficulté à trouver des places dans les campings chaque soir, et l’affluence touristique sur la côte ont entamé notre motivation. Cassandre s’ennuie vraiment dans la carriole, nous nous posons la question de prendre le train du retour dès le lendemain. Nous partons à vélo à la plage de Vieux-Boucau, grosse station balnéaire ; le sable est parfait pour faire des châteaux, et nous trempons tous nos pieds dans les vagues. Finalement, il ne reste que deux jours avant d’atteindre Hendaye, ça serait dommage de s’arrêter là, nous décidons donc tous ensemble de continuer et d’aller voir l’Espagne ! Nous rentrons ensuite tranquillement au camping pour notre repas habituel : apéro limonade et chips, et pâtes aux légumes.

Ciel contrasté sur la plage de Vieux-Boucau-les-Bains

Nous retrouvons pour le dernier jour la piste dans la pinède le lendemain matin, en compagnie de nombreux touristes en balade et de vélos de route. Nous traversons ensuite la longue station balnéaire Soorts-Hoosegor-Capbreton. Nous pique-niquons dans un joli jardin public, avant de reprendre la piste cyclable, entre pins, dunes et littoral.

Encore un peu de pinède au nord de Bayonne

Jeux à Capbreton

Les sous-bois sont plus touffus, il y a de l’herbe et des cosmos semés près de la piste en arrivant à Tarnos, c’est très joli. Il n’est que 14h, mais nous décidons de nous arrêter là pour aujourd’hui, pour profiter de la plage, nous reposer et jouer avec les enfants. Nous attendons l’ouverture de l’office de tourisme, qui nous informe gentiment qu’il faut revenir sur nos pas pour trouver un camping où nous pourrons planter notre tente. Nous repassons donc près des cosmos et de la voie ferrée aux caténaires en ogive jusqu’à Ondres, où nous sommes très bien reçus dans un camping près de la Vélodyssée, et avec navette pour la plage. Nous embarquons donc dans la navette pour aller nous baigner. Guillaume et Marie plongent dans les vagues chacun leur tour, pendant que les enfants jouent au sable. De retour au camping, Cassandre et Hector veulent aller faire un tour aux jeux avant le repas… les adultes les surveillent depuis la terrasse du bar !

La plage de Tarnos avec vue sur les Pyrénées

Grosse étape prévue pour le lendemain, nous devons aller jusqu’à Hendaye. Nous partons donc assez tôt du camping, le trajet traverse un quartier de Boucau construit autour d’une forge, avec église, logements, école etc, très homogène. Nous longeons ensuite l’Adour  et le port de Bayonne sans aménagement cycliste, jusqu’au pont qui nous permet de rejoindre la vieille ville. Nous ne nous attardons pas dans Bayonne, toujours aussi jolie, parce que nous l’avons visitée deux ans auparavant. Nous prenons juste le temps d’acheter du jambon pour le pique-nique, et de faire une petite pause chocolatines dans un parc.

Passage par Bayonne

De Hourtin à Moliets-et-Maa entre pins et lacs

Du 5 au 9 août 2015

Au niveau du village d’Hourtin, que le trajet évite, nous rejoignons une grande et large route bitumée interdite à la circulation automobile. Nous pédalons vite malgré la chaleur, dans la pinède, entre le lac et l’océan, sans jamais apercevoir ni l’un ni l’autre. La pause pique-nique est courte, il fait finalement moins chaud sur le vélo ! En arrivant au sud du lac d’Hourtin, notre route esquive encore un village (et ses potentielles fontaines à eau, détail important ce jour-là), et traverse les dunes, les pentes sont raides, c’est dur pour ceux qui pédalent. Petite compensation : les paysages sont moins monotones, la forêt est variée et les points de vue changent.

La pinède sur les dunes au Sud d'Hourtin

Nous décidons de nous arrêter pour aujourd’hui à Lacanau, il fait bien trop chaud. Nous rejoignons la piste Lacanau-Bordeaux, très empruntée, jusqu’à la station de Lacanau-Océan.Il y a du monde partout !

Lacanau-plage, la semaine du 15 août

L’office du tourisme nous annonce que tous les hébergements sont complets, et nous envoie au Mourtix, à plus de 6km de là, près du lac. Un coup de fil au camping nous coupe notre envie de prendre le temps de manger une glace, les places partent vite ; nous remontons en selle jusqu’au camping municipal 1* du Mourtix, au confort sommaire mais au prix élevé. Seul avantage, il est près du lac, nous allons nous baigner, et les enfants peuvent patauger bien plus tranquillement qu’à l’océan. Nos réserves de nourriture sont basses, nous optons donc pour un restaurant près du lac, cher, désagréable et pas très bon.

Le lendemain matin, à la recherche d’une supérette, nous traversons les quartiers sud de Lacanau… mais le seul lieu d’animation et de commerce est au centre de la station, et la supérette est minuscule. Après ces longs détours, nous revoilà sur la Vélodyssée, dans la pinède, entre lac et océan. Le trajet est monotone, on observe les différents stades de pousse des pins, de la parcelle où les pins viennent d’être coupés à celle où ils sont immenses, prêts à être coupés.

L'ombre clairsemée des pins

Ca monte et ça descend, au milieu de la pinède

Nous décidons de ne pas faire le tour du bassin d’Arcachon par l’itinéraire officiel de la Vélodyssée, mais de le traverser en bateau, nous pédalons vers le Cap Ferret. C’est une journée difficile pour Cassandre, qui s’ennuie vraiment dans la carriole, nous devons déployer des trésors d’imagination et de patience pour qu’elle laisse son frère tranquille. Nous passons un coup de fil à l’Office du Tourisme, qui nous explique qu’on ne trouvera pas de place… On tente un camping côté bassin, le tarif est dissuasif, on file vers le camping du Truc Vert, côté océan, tout confort, avec une supérette bien achalandée. Nous faisons un petit tour à la plage pour tremper les pieds et faire des pâtés avant le repas, terminé par une glace mangée sous les pins.

Pour attraper le premier bac pour Arcachon, nous avons mis le réveil à 6h le lendemain. Nous pédalons dans la fraîcheur et le calme du début de matinée pour rejoindre l’embarcadère, c’est très agréable. La traversée en bateau avec les vélos est un peu chère, mais ne pose aucun problème ; l’arrivée sur la ville d’Arcachon est très jolie.

Arrivée sur Arcachon, en bateau

Nous pédalons un peu dans le centre-ville et les différents quartiers, Arcachon est une ville qui arbore sa richesse, la population est assez âgée, nous nous y sentons étrangers.

Le centre d'Arcachon

Prochaine étape : la dune du Pilat. Nous pédalons à travers des zones résidentielles jusqu’au gigantesque parking du site naturel. Nous garons nos vélos et leurs sacoches, et partons à l’ascension de la montagne de sable. Hector est sur le dos, Cassandre monte avec plaisir dans le sable. La vue depuis le haut sur le banc d’Arguin, l’océan, la forêt et l’ensemble de la dune est remarquable. Les enfants s’en donnent à cœur joie pendant la descente dans le sable, et après un pique-nique au milieu des touristes, nous remontons en selle.

La dune du Pyla

Depuis le haut de la dune du Pyla, on a une belle vue sur la forêt

L’itinéraire suit un moment une route où les voitures roulent (trop) vite et (très) mal, puis repart dans la pinède jusqu’à Biscarosse-plage. Pause goûter et office du tourisme, puis nous nous dirigeons vers le lac de Biscarosse, la piste monte et descend beaucoup dans la forêt, les essences d’arbre sont plus variées. Le lac de Biscarosse est vraiment joli, entouré de pelouses, ça change des pins et du sable. Nous plantons notre tente dans un camping sur la plage sud du lac, et nous profitons d’une longue baignade dans l’eau tiède avant le repas.

Camping sur la plage

Un gros orage éclate dans la nuit, Guillaume sort creuser une rigole autour de la tente. Le matin, il pleut encore, nous attendons une accalmie pour plier la tente. Nous pédalons ensuite sous une pluie fine, le long d’une grande route bordée de magasins, de champs, et d’une serre de production industrielle de tomates, ce n’est pas très agréable. Nous rejoignons enfin une piste dans la pinède, puis nous longeons l’étang de Biscarosse, près duquel se trouve un camping qui a l’air très accueillant, mais il est encore trop tôt pour s’arrêter, nous continuons de pédaler sous une petite pluie.

Des pins à perte de vue

Première crevaison des vacances, la roue droite de la carriole, qui a dû roulé sur une ronce. Après le changement de la chambre à air, il est largement l’heure de trouver un camping, celui près de la plage nous annonce 60€ la nuit… nous voilà partis pour quelques km vers l’intérieur des terres, où nous trouvons un camping dans la pinède.

Réparation de notre première crevaison sur la carriole

Une nuit au pied des pins

Il pleut dans la nuit, nous replions la tente mouillée le lendemain, nous ne voulons pas perdre de temps pour cette nouvelle étape de pinède. Nous trouvons des fruits et légumes bio au marché de Contis-Plage, avant de nous engager au milieu de différentes parcelles de pins.

La régénération naturelle est en marche, comme nous le dit l'ONF

Les pins n'ont pas tous la même hauteur

Oh, mais ne serait-ce pas des pins ?

C’est particulièrement monotone et ennuyeux…

Nous traversons le joli village de Léon, typique des Landes.

Léon

Nous nous arrêtons dans la petite station de Moliets, qui a l’air très agréable, il y a de la place dans les campings, mais ils sont tous loin de l’océan et chers… et comme il n’est pas trop tard, nous décidons de pédaler encore quelques kilomètres.

Place de Moliets-et-Maa

De Marennes à Hourtin en lignes droites dans la pinède

Du 3 au 5 août

Nous longeons la côte sauvage à travers la pinède pendant presque 20 km. La piste est agréable, ombragée, et suit les montées et descentes des dunes. Il y a beaucoup de cyclistes sur la piste, chargés de serviettes de plages, pelles et seaux. Les quelques parkings que nous croisons sont très pleins. Nous atteignons le phare de la Coubre, puis pédalons jusqu’à La Palmyre. Les campings que l’on croise sont tous pleins. Nous arrivons dans une zone où le tourisme balnéaire est très développé, à la période la plus prisée !

A l’office du tourisme, nous récupérons les coordonnées des campings avec un accueil cyclo, et après un coup de téléphone pour vérifier les disponibilités, nous nous éloignons un peu de la côte pour nous installer. Comme la mer est loin, ce soir, ça sera piscine, puis apéro et pizzas du camion.

La pinède de la Tremblade

Nous nous réveillons le lendemain sous la pluie. Nous n’attendons pas le soleil pour plier la tente, nous préférons arriver plus tôt au camping et profiter de la plage le soir. Nous pédalons à travers les stations balnéaires, tout est urbanisé jusqu’à Royan. Nous apercevons au loin le phare en pleine mer de Cordouan, à l’estuaire de la Gironde. La côte est jolie, souvent rocheuse, les plages  de Saint-Palais-sur-Mer sont abritées dans des criques plus ou moins grandes.

Le phare de Cordouan

Cabanes de pêche au carrelet à Saint-Palais

Des plages dans des criques plein la côte du côté de Saint-Palais

En arrivant sur Royan, nous voyons le bac qui se rapproche du port. Nous accélérons pour arriver au but en même temps que lui… mission accomplie ! Nous embarquons, et retrouvons des cyclotouristes que nous avions vus à Rochefort.

Sur le bac qui traverse l'estuaire de la Gironde

Nous pique-niquons juste après la traversée, près d’une voie ferrée touristique. Nous pédalons ensuite à l’ombre des pins, le long de cette voie ferrée, c’est très agréable. Le tracé rejoint la côte, nous donnant l’occasion d’observer une dernière fois le phare de Cordouan. Nous avançons maintenant en plein soleil, sur de longues lignes droites monotones, et sommes bien contents de nous arrêter dans un camping à Montalivet, près de la plage. Nous allons jouer dans les vagues après le montage de la tente.

Le phare de Cordouan, vu depuis la pointe du Médoc

La plage de Montalivet et ses rouleaux

La journée du lendemain s’annonce chaude, nous nous levons tôt pour pouvoir pédaler le plus possible le matin. Après un petit ravitaillement aux halles de Montalivet, nous reprenons la route de la pinède. Il fait déjà très chaud, nous longeons une route automobile peu empruntée. C’est très très plat, et très très droit… les quelques virages à 90°C sont accueillis comme de vrais événements !

Les longues lignes droites du Médoc

De La Rochelle à Marennes à travers marais

   Du 1er au 3 août 2015

Nous quittons La Rochelle assez tôt, longeons le vieux port, puis le port de plaisance où l’activité autour des bateaux est foisonnante. Nous pédalons près du bord de mer jusqu’à Châtelaillon-Plage, puis l’itinéraire nous emmène vers l’intérieur des terres pour rejoindre Rochefort. Le trajet longe des routes très passantes et très bruyantes, nous pique-niquons dans un des seuls coins d’ombre que nous rencontrons. Les paysages sont assez monotones, entre champs et canaux ou bras de rivières.

Le marais desseché près de Rochefort

Cabanes de pêche au carrelet dans des méandres de marais au Nord de Rochefort

Nous atteignons Rochefort dans l’après-midi, et après une pause ravitaillement à Décathlon avec d’autres cyclistes (le seul endroit où nous avons trouvé des cartouches de gaz à visser), nous nous installons dans le très accueillant camping municipal.

Nous avons encore le temps d’aller faire un tour dans la ville, et de visiter la Corderie Royale, reconstruite dans les années 1970 comme à sa construction au XVIIème siècle. Le gigantesque bâtiment qui longe la Charente abrite aujourd’hui un musée, et plusieurs services de la ville.

La corderie royale de Rochefort

Nous décidons de faire une journée de pause à Rochefort : il fait très chaud aujourd’hui, et nous avons envie de profiter du lieu. Après avoir bien traîné au camping et dans les jeux, nous partons visiter la ville, en commençant par un resto sous les arcades face à la Corderie. Nous visitons ensuite le musée de la Marine, qui présente de nombreuses maquettes des bateaux fabriqués à Rochefort, et nous promenons dans la ville construite autour de l’arsenal maritime voulu par Lois XIV. Plusieurs formes de radoub servaient à la fabrication et à l’entretien des bateaux. Les rues sont larges, toutes parallèles ou perpendiculaires les unes aux autres.  A défaut de pouvoir visiter la maison de Pierre Loti, en travaux, nous faisons une grande pause à l’ombre dans un parc, avec jeux et glaces.

Avant de rentrer au camping, nous empruntons le dernier pont transbordeur de France pour traverser la Charente. Nous pédalons jusqu’à la jolie église d’Echillais, avant de reprendre le pont pour rejoindre le camping. Nous achetons quelques légumes à un producteur qui a installé son étal dans le camping pour notre repas du soir.

Le musée de la Marine de Rochefort

Une forme de radoub à Rochefort

Le pont transbordeur de Rochefort

Le lendemain matin, sur les conseils du gérant du camping, nous décidons de traverser la Charente par le pont transbordeur, et non par un pont beaucoup plus loin comme l’indique notre itinéraire. C’est lundi, le pont n’ouvre qu’à 11h, nous nous retrouvons donc à attendre avec tout plein de cyclistes devant le pont.

Le pont transbordeur, très cycliste !

Après la traversée du pont, nous retrouvons au bout de quelques kilomètres et quelques détours, l’itinéraire de la Vélodyssée. Une déviation pour des travaux nous emmène sur un chemin de cailloux semblable à du ballast, c’est éprouvant. Nous pique-niquons près de Marennes, et nous remettons vite en selle, après avoir laisser Cassandre courir un moment pour se défouler.

Les marais près de Marennes

De la Faute-sur-Mer à La Rochelle avec un détour par l’île de Ré

Du 28 juillet au 31 juillet 2015

Nous quittons la côte à La Faute-sur-Mer pour nous enfoncer dans les terres du marais desséché, sous la pluie. Il y a du monde partout dans les champs et les fossés pour ramasser des escargots. Trempés, nous montons la tente dans un camping de Saint-Michel de l’Herm, et prenons le temps d’aller profiter de la piscine couverte et chauffée avant le repas, à l’abri au snack du camping.

Réveil à 7h le lendemain matin, pour rejoindre La Rochelle. Nous pédalons au soleil, le long de multiples canaux. Nous grappillons des mûres pour agrémenter notre petit déjeuner et pour le dessert de midi. Les paysages sont assez monotones, entre canaux et champs de maïs, blé tout juste moissonné et tournesol.

Le marais desséché

Le canal de Marans à La Rochelle

A l’approche de La Rochelle, nous rejoignons le canal de Marans à La Rochelle : le chemin le surplombe d’abord de très haut, puis le rejoint en descendant doucement dans la forêt.

Nous nous installons au camping municipal de La Rochelle, Cassandre, Hector et Marie jouent pendant que Guillaume répare la roue de la carriole en installant un nouveau rayon.

Nous consacrons la journée du lendemain à la découverte de La Rochelle. Nous visitons l’aquarium le matin, au grand bonheur des enfants. Puis après une pause resto, nous nous baladons dans la vieille ville, nous visitons la Tour Saint-Nicolas, qui offre de jolis points de vue sur le port et la cité. Nous empruntons la rue de l’Étuve, pavée de pierres du Canada, avec une pensée pour nos amis de l’Orange Bleue qui y sont en ce moment. Nous finissons notre parcours par la visite de la Tour de la Lanterne, suivie d’une pause limonade sur le port.

L'aquarium de La Rochelle

Vue sur La Rochelle depuis la tour Saint-Nicolas

Le quai Valin à La Rochelle

La rue de l'Escale à La Rochelle

La Rochelle vue depuis la tour de la Lanterne

Comme le camping est tout près du pont de l’Île de Ré, nous décidons d’y passer la journée du lendemain. La traversée est payante pour les voitures, mais gratuite pour les vélos et leurs carrioles ! Nous passons le cap des 1000 km au milieu du pont.

Le pont de l'île de Ré

Un panneau qu'on aura malheureusement vu qu'une seule fois

Première étape sur l’île, plage à marée basse, avec observation des coquillages, crabes et algues, et pâtés de sable. Puis nous pédalons jusqu’à la citadelle de Saint-Martin en Ré, nous pique-niquons près des fortifications avant de remonter en selle pour atteindre le phare des baleines, à l’extrémité de l’île. Les pistes cyclables sont nombreuses et beaucoup utilisées, nous doublons quantité de vélos et carrioles.

Sur une plage de l'île de Ré à marée basse

La porte des Campani de Saint-Martin-de-Ré

Enfin ! Le phare des baleines !

L'escalier du phare des baleines

Après la visite du phare, nous prenons le chemin du retour, parsemé de quelques pauses goûter, visite de l’église d’Ars-en-Ré avec son clocher bicolore que l’on voit de très loin, et visite des halles médiévales de La Flotte.

Le clocher d'Ars-en-Ré

L'île de Ré : roses trémières et pistes cyclables

De Noirmoutier à La-Faute-sur-Mer par la côte vendéenne

Du 24 au 28 juillet 2015

Après le passage du Gois, nous pédalons encore une douzaine de kilomètres pour atteindre un petit camping près de la plage, et après une gamelle de pâtes, nous nous endormons au son des vagues.

Nous profitons de la journée du lendemain pour visiter Noirmoutier. Le ciel est couvert, nous partons tout d’abord pour Noirmoutier-en-l’Île : un petit tour à pieds et un chouette restaurant à midi, à l’abri de la pluie qui s’est mise à tomber. Nous décidons ensuite d’aller visiter le Nord de l’île à vélo, nous suivons un circuit intitulé “plages et ports”, qui nous fait passer finalement trop loin du bord de mer pour qu’on puisse la voir. Comme il pleut par intermittence, nous décidons de quitter le circuit pour rentrer au camping, nous traversons de grandes zones de maraîchage sans intérêt. La pluie s’est arrêtée, nous faisons un petit tour à la plage pour ramasser des coquillages avec les enfants, puis nous rentrons au camping : nous sommes invités pour l’apéro par nos voisins de tente.

Vue sur Noirmoutier-en-l'Île

Premier petit souci mécanique au démarrage le lendemain matin : Marie a oublié d’ouvrir son antivol de cadre, et la valve de la chambre à air se coupe net ! Le changement de chambre à air ne nous prend que vingt minutes, et nous partons ensuite voir les jolies plages de Noirmoutier, et les marais salants de l’ouest de l’île ; nous aurons à partir de maintenant du sel aux herbes pour faire la cuisine !

Plage de l'Anse rouge

Marais salant de Noirmoutier

Nous traversons la ville de Balbâtre, plus simple et moins tape-à-l’œil que le nord de l’île, avant de rejoindre le tracé de l’Eurovélo là où nous l’avions laissé : au passage du Gois, maintenant complètement sous l’eau. Le chemin passe ensuite entre mer et étangs plein d’oiseaux, c’est magnifique. Pour retourner sur le continent, nous empruntons le pont : nous l’entendons chanter avec le vent, c’est très agréable.

Ca passe pas !

Entre mer et marais

Le pont de Noirmoutier

De retour sur le continent, nous pédalons dans la pinède, sur un chemin qui tourne, monte, descend, c’est chouette. Nous avançons ainsi jusqu’à Saint-Jean de Monts, pensant trouver un camping près du bourg… Mais non, demi-tour pour rejoindre la zone balnéaire un peu plus au nord, où les campings sont nombreux : le premier près de la plage affiche complet, mais nous trouvons une place dans le second, juste en face. Un petit tour à la plage pour se baigner avant le repas, une pizza, et encore un petit tour à la plage au coucher du soleil, les enfants avaient besoin de se balader en dehors de la carriole !

Il pleut quand nous nous réveillons, nous traînons dans la tente, en attendant une accalmie pour la plier. Il se remet vite à pleuvoir après notre départ, les adultes sont vites trempés, mais les enfants dorment au sec dans la carriole. Nous longeons le front de mer de Saint-Jean de Monts, plutôt joli et bien mis en valeur. Nous traversons ensuite des zones d’animations estivales (campings avec super piscine, parc d’attraction, cirque, circuits de quad,…) où tout est fermé et sans vie sous la pluie : celle-ci rend finalement justice au côté glauque de ces zones balnéaires avec tout pour “s’amuser”. En arrivant à Saint-Hilaire de Riez, la côte est très jolie, entre plages et rochers, mais les habitations qui lui font face beaucoup moins.

Parc d'animation

La mer sous la pluie

Nous traversons Saint-Gilles Croix-de-Vie, grosse station qui a l’air d’exister même en hiver grâce à son port. Nous y faisons un arrêt ravitaillement dans une épicerie bio et dans un magasin de vélo, pour acheter une nouvelle chambre à air et du lubrifiant pour les chaînes, puis nous nous mettons en quête d’un camping, que nous trouvons rapidement. Nous installons notre tente, et nettoyons les vélos au jet d’eau pour enlever sable et gravillons accumulés dans la transmission dans la journée, avant de faire un plongeon dans la piscine du camping.

Nous allons faire un tour à la plage le lendemain matin pour laisser le temps à la tente de sécher. Nous trouvons plein de trésors : coquillages, squelettes d’étoile de mer, et même un œuf de raie. Nous rentrons au camping sous une averse… tant pis pour le séchage de la tente, nous la plions et enfourchons les vélos. Un détour pour faire des courses et chercher, en vain, une bouteille de gaz ou du carburant liquide pour notre réchaud, et nous voilà reparti sur l’Eurovélo. Le trajet oscille entre bord de mer, dunes et forêts de pins.

Balade sur la plage

Côte rocheuse vendéenne

Plage rocheuse

Pour le pique-nique, nous nous arrêtons près d’une aire de jeux pour les enfants, et nous nous régalons d’un taboulé, préparé le matin, ça change des sandwichs. Nous atteignons les Sables-d’Olonne, nous traversons d’abord le port industriel et le centre historique (où il n’y a pas de magasins de bricolage ou droguerie pour faire le plein de carburant pour le réchaud), puis nous arrivons dans la zone balnéaire : plage de sable fin, vendeurs de souvenirs et de glaces, barres d’immeuble, le tout saupoudré d’un grand nombre de touristes.

Les sables d'Olonne

 Nous quittons cette grosse station à la recherche d’un endroit plus calme pour la nuit, nous trouvons enfin un camping à Talmont-Saint-Hilaire, loin de la plage. Comme nous n’avons toujours pas trouvé de combustible, ça sera restaurant sur le port pour ce soir, mais nos pâtes auraient été bien meilleures (et moins chères).

Encore la côte vendéenne, on ne s'en lasse pas

Grosse étape prévue le lendemain, nous programmons un réveil pour partir tôt. Remplissage des sacoches, pliage de tente et inversion des roues de la carriole (la droite a un rayon cassé, nous la transférons du côté le moins exposé aux aléas des bas-côtés et de l’enfant le moins lourd), et nous voilà partis, nous mangeons nos croissants du petit-déjeuner face à la plage du Veillon.

Nous pédalons ensuite au soleil au milieu des marais, des bassins de pisciculture et des étangs de pêche, c’est très joli. Nous trouvons une bouteille d’essence C à Jard-sur-Mer, enfin, nous avons regagné notre autonomie pour les repas ! Pause pique-nique dans la forêt avant le retour de la pluie, puis nous remontons en selle (ou à l’abri dans la carriole pour les plus jeunes), à travers les dunes et forêts très vallonnés.

Ca monte !

Il pleut toujours quand nous arrivons à la Faute-sur-Mer et à l’Aiguillon-sur-Mer, c’est dommage, ça doit être très joli, mais les nuages nous coupent la vue.

La Faulte-sur-Mer

De Saint-Brévin les Pins à Noirmoutier le long de la côte

22 et 23 juillet 2015

Nous traversons les huit kilomètres de la station balnéaire de Saint-Brévin les pins en début d’après-midi, il fait très chaud, il y a du monde dans les rues et sur les plages.

La plage de Saint-Brévin-les-pins

Le tracé de l’Eurovélo passe ensuite un peu plus à l’intérieur des terres, dans des paysages moins urbanisés et plus ombragés. Nous faisons une halte à Saint-Michel-Chef-Chef pour faire le plein de gâteaux à la boutique de la biscuiterie.

L'église de Saint-Michel-Chef-Chef

A Pornic, nous cherchons un petit camping avec peu d’étoiles, notre téléphone nous indique des campings-fantômes, fermés ou carrément inexistants. Nous nous rabattons sur un gros camping avec piscine et animations, au tarif élevé. Après notre installation, nous descendons manger dans le bourg de Pornic : des galettes et crêpes (la Bretagne n’est pas encore très loin) et des glaces mangées en flânant sur le port.

Le château de Pornic

Après un petit plongeon dans la piscine du camping, nous retraversons Pornic le lendemain matin : l’ambiance est bien plus chic qu’à Saint-Brévin les Pins.

Le port de Pornic

Nous faisons ensuite route vers Noirmoutier, la marée basse nous permettra de passer le Gois en milieu d’après-midi. Nous pédalons vite pour couvrir les kilomètres, le tracé emprunte des petites routes goudronnées ou des chemins de terre bien roulant. Nous sommes sur un polder, c’est donc tout plat. Les paysages sont jolis et variés : côte, champs, marais, petits ports de pêche au carrelet en mer ou sur les estuaires, et éoliennes !

Cabanes de pêche au carrelet côté mer

Cabanes de pêche au carrelet derrière le polder

Chemins cyclables à l'abri du polder

Au pied des éoliennes

Nous arrivons au passage du Gois parfaitement dans les temps pour le traverser. C’est rigolo d’emprunter cette route submersible, avec des portions en bitume, en béton ou en très larges pavés. Il y a beaucoup de voitures garées sur le fond de l’eau, et des tracteurs ostréicoles.

À l'heure pour passer le Gois

Le passage du Gois

De Nantes à Saint-Brévin les Pins le long de l’estuaire de la Loire

Du 20 au 22 juillet 2015

Après une très bonne soirée chez Alec, Sam et leurs enfants, nous partons le lendemain matin à pied pour visiter Nantes. Suivant leurs conseils, nous rejoignons en bus l’ouest de l’île pour aller voir l’éléphant mécanique et faire un tour du Carrousel des Mondes Marins. Puis pendant qu’Hector profite du porte-bébé, nous marchons dans Nantes, à la découverte du Passage Pommeraye, de la basilique Saint-Nicolas et du château. Nous flânons un peu dans le joli Jardin des Plantes, colonisé par les créatures oniriques de Claude Ponti.

Le carrousel des mondes marins

Le passage Pommeraye

La basilique Saint-Nicolas

Le château de Nantes

Les jardin des plantes de Nantes

Nous prenons le tramway pour rejoindre nos hôtes, discuter encore un peu de voyage à vélo en famille avec eux et récupérer nos vélos et nos bagages. Ce soir, nous dormons chez Vincent, Clarisse et leurs deux filles, nos nouveaux hôtes Warmshower. Quelques kilomètres de vélo plus tard, et nous voilà dans un quartier tranquille du nord de Nantes. Nous parlons encore de vélo et de voyage avant d’aller nous coucher.

Le lendemain, nous profitons une dernière fois de la ville de Nantes, à vélo cette fois-ci : nous prenons le temps de saluer à nouveau l’éléphant mécanique, et d’admirer la vue depuis le quai de l’ancien hangar à bananes pendant notre pique-nique.

Chacun sa monture...

Les anneaux de Buren

La sortie de l’agglomération Nantaise à vélo est un peu longue : nous passons rive Sud, nous traversons le joli village de Trentemoult, des zones résidentielles, des petits chemins dans les bois, et des déviations de l’Eurovélo très mal indiquées. Nous pédalons un moment en bord de Loire, c’est très agréable, puis nous rejoignons le canal de la Martinière. Les maisons éclusières abritent ici de grosses machines pour ouvrir et fermer les écluses.

Écluse sur le canal de la Martinière

L’Eurovélo emprunte une route goudronnée le long du canal, nous pédalons vite, mais l’après-midi est déjà bien avancée… un panneau camping retient notre attention, et nous voilà installés avec tout plein d’autres cyclistes dans un petit camping municipal près du canal.

Coucher de soleil sur le canal de la Martinière

Le lendemain matin, cap sur l’Océan Atlantique ! Nous suivons le canal de la Martinière pour commencer, puis nous rejoignons la Loire à Paimboeuf. Nous y visitons le joli jardin étoilé, une des œuvres du Voyage à Nantes, qui jalonnent les berges de la Loire entre Nantes et l’Océan, et nous voyons notre premier phare ! Sur la rive Nord, nous apercevons de grosses usines pétrochimiques.

Un phare en bord de l'estuaire de la Loire

L'estuaire de la Loire au niveau de Saint-Nazaire

Nous traversons ensuite des zones pavillonnaires, de jolies petites maisons neuves et proprettes agglutinées, avec un petit jardin et un grand garage chacune. Aucun commerce, aucune place publique, aucune présence humaine, à part autour de midi, où nous assistons au ballet des voitures : un décor parfait de série TV, créé par et pour l’automobile, où les cyclistes ne trouvent pas leur place (et ont de toute manière pour seule envie de fuir ces lieux sans âme).

Nous pédalons ainsi jusqu’à Saint-Brévin les Pins, où nous saluons la sculpture du serpent d’océan, près du pont de Saint-Nazaire, et où nous pique-niquons.

Le pont de Saint-Nazaire et le serpent d'océan de Mindin

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