De Paracas à Huacachina, la rôtisserie en plein air

Nous quittons notre hôtel vers 6h30, une demi-heure après l’horaire prévu. Il ne fait pas encore trop chaud, nous empruntons d’abord la route principale joignant Paracas à la Panaméricaine, peu passante, avant de rejoindre la Panamericana del Sur. La bande d’arrêt d’urgence est large et bitumée : nous avons une belle voie cyclable. La chaleur commence à se faire sentir, nous avançons doucement, Cassandre rejoint la carriole pour soulager Marie, qui n’a pas encore assez l’habitude.

La route traverse d’abord le désert, peuplé d’élevages intensifs de poulets. Camions (ceux de fertilisants sont particulièrement malodorants) et bus nous dépassent régulièrement.
Le soleil tape, les kilomètres défilent très lentement, notre destination nous semble encore très très loin…

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Nous nous arrêtons acheter des fruits sur le bord de la route, puis faisons une pause pique-nique repos un peu plus loin sur une place de village, à l’heure de la sortie d’école. Des parents veulent photographier leurs jeunes enfants avec les nôtres, puis nous sommes rapidement entourés par une nuée d’enfants de tous âges, nous avons fini de manger, retour en selle, ce n’est plus ici qu’on pourra faire la sieste !
Le thermomètre varie entre 42 et 46°C au soleil quand nous pédalons, nous avons besoin de faire des pauses régulières à l’ombre (seulement 35 à 38°C) pour faire redescendre notre température. Nous ne pouvons pas pédaler très vite pour le même raison : pas plus de 12-15 km/h sous peine de surchauffer très vite. Au plus chaud de la journée, nous nous arrêtons environ 15 min toutes les 30 min de pédalage. Nous profitons des entrées de fundia, grosses fermes de production de fruits, entièrement clôturées par des grands murs, et qui ont souvent de grands arbres à l’entrée (gardée), que l’on trouve à partir de la deuxième moitié de notre itinéraire (apparemment ils ne cultivent que des variétés locales pour lutter contre l’invasion d’une mouche, mais au vu des multiples publicités pour des insecticides le long de la route, cela doit être loin d’être bio). On se demande où est-ce qu’ils trouvent toute l’eau nécessaire pour faire pousser dans le sable du désert tous ces fruits : des puits pour récupérer l’eau du sous-sol peut-être… En tout cas certains murs peints ont l’air de dire que la ville de Ica manque d’eau alors que 75% de l’eau est utilisée par l’agriculture.

Sur la route, de nombreux pickup et des bus locaux nous doublent maintenant, ils desservent les différentes fundia en matériel et travailleurs. Nous apprécions les dépassements ou croisements des véhicules motorisés car l’air qu’ils déplacent nous ventilent brièvement. Nous apercevons nos premières tornades de sable.

Il fait toujours très très chaud, c’est dur de pédaler… Mais sur les derniers 20 km nous avons le vent de dos, qui nous aide un peu ! Et d’un coup, en approchant de l’agglomération d’Ica, une légère descente, le vent qui nous pousse toujours, nous avançons enfin à une vitesse correcte, ça fait du bien au moral. Un petit coup de main de la Pachamama peut-être pour qu’on continue à visiter le Pérou à vélo ? La traversée de l’agglomération d’Ica à l’air pollué par l’important trafic routier est longue, et nous arrivons exténués à l’oasis de Huacachina après 76 km. Nous y retrouvons nos amis allemands, qui ont fait le trajet au frais dans un bus !

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Nous décidons de rester ici 2 nuits, Cassandre veut jouer dans les dunes comme dans un épisode de Mouk et dans une vidéo des TSAGA.

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