De Copenhague à l’île de Møn : plein sud le long des côtes du Seeland

Du 23 au 27 juillet 2019

Préambule : de Toulouse à Copenhague

Les deux grands vélos et la carriole sont en cartons, les deux petits vélos et les sacoches dans des grands sacs, nous sommes prêts à partir pour l’aéroport. Jérémy, un ami cyclovoyageur, nous a proposé son aide pour aller à l’aéroport. Nous nous y reprenons à trois fois pour faire rentrer les trois grands cartons dans son coffre, et glisser les sacs dans les espaces libres. Il ne reste plus qu’une place pour Guillaume dans la voiture, Marie et les enfants vont prendre le métro et le tram.
Nous arrivons à l’aéroport sans encombre, remercions Jérémy, et enregistrons nos bagages sans problème, en nous acquittant de la taxe supplémentaire pour les vélos. Il nous reste même du temps pour manger des bagels avant d’embarquer dans l’avion.

À l’arrivée à Copenhague, nos cartons arrivent rapidement, et nous nous installons dans la salle de réception des bagages pour les remonter : il y a un super coin avec un support et une pompe. Nous y passons trois petites heures, le vélo de Guillaume a été un peu abîmé au niveau du garde-boue, les autres n’ont subi aucun dommage.

Nous quittons ensuite l’aéroport, une super piste cyclable nous tend les bras dès la sortie. Nous pédalons 4 km dans un quartier résidentiel très calme pour rejoindre notre Airbnb, pour une soirée tranquille et une bonne nuit de sommeil.

Une première journée bien trop longue

Nous prenons notre temps pour ce premier matin de vacances, les enfants profitent du trampoline… Nous ne partons qu’à 11h ! Après une pause courses pour faire le plein des sacoches et quelques pauses dans des magasins de vélo pour chercher un nouveau pneu pour le vélo de Marie, dont nous n’avons vu la hernie qu’en le démontant, et de quoi réparer le garde-boue de Guillaume, nous voilà enfin vraiment en route. Nous passons par le quartier de Christianshavns, premier aperçu de Copenhague, puis prenons la direction du Sud pour quitter la capitale.

Nous pique-niquons dans un parc, et comme nous visons un shelter pour ce soir, Guillaume va faire le plein d’eau pendant que les enfants jouent. Il nous manque aussi une bouteille de gaz pour le réchaud, Guillaume, encore, fait le détour de quelques kilomètres pour rejoindre le magasin de sport le plus proche, pendant que les enfants font une pause bien nécessaire, à l’ombre.
Nous reprenons la route, il fait chaud, et après un chouette passage le long de la mer, nous longeons une grande route, c’en est trop pour Cassandre, elle commence à vraiment fatiguer. Nous décidons donc de nous arrêter au bout de 36 km dans un camping à Hundige : super jeux pour enfants, plage à proximité, nous allons mettre les pieds dans l’eau chaude de la Baltique avant de retrouver le rythme des soirées à vélo : apéro, carnets, pâtes et au lit.

Premier shelter

Nous commençons la journée par des viennoiseries danoises et une baignade dans la Baltique, qui est chaude et peu profonde, c’est un vrai plaisir. Puis nous plions la tente et remontons en selle, le long de l’eurovélo 10. Nous suivons une grande route assez passante, et malgré une piste cyclable large et agréable, la proximité des voitures fatigue beaucoup Cassandre. Après la pause course, nous enchaînons sur la pause pique-nique près du fort de Mosede, qui date de la première guerre mondiale.
Pour gagner quelques kilomètres, nous choisissons de couper un peu le tracé de l’eurovélo pour rejoindre Køge, mais c’était une fausse bonne idée, nous longeons toujours une grande route passante, même si c’est sur une piste dédiée et séparée. À l’approche de la ville, nous traversons des zones résidentielles par des pistes cyclables qui occupent des espaces vides de voitures, c’est très agréable pour pédaler et Cassandre retrouve alors un peu d’énergie.

Nous arrivons enfin à Køge, dont le centre ancien est petit et joli. Nous dégustons une glace, et rachetons un pull à Cassandre, qui a oublié le sien dans le Airbnb de Copenhague.

Nous reprenons la route pour rejoindre un shelter un peu plus au sud, à Strøby, nous voilà encore une fois le long d’une route très passante, avec une bande cyclable sur le côté de la route… cette fois-ci, nous n’hésitons pas à suivre le détour proposé par l’eurovélo pour quitter cette route au bruit infernal, que nous avons appelée “route de la mort”.
Nous pédalons alors sur de petites routes au milieu des champs de colza et céréales, voilà qui est bien mieux ! Nous longeons un très grand parc, celui du joli château de Vallø. Nous ne prenons pas le temps de l’explorer, il se fait un peu tard, nous continuons notre route. Le shelter que nous avons repéré à Strøby est situé au bout de quelques centaines de mètres de piste, avec de l’eau potable pas trop loin, c’est parfait ! Après cette journée de 38 km entrecoupés de petites visites, nous profitons de la table pour notre repas, puis allons explorer la zone humide toute proche avant d’aller au lit.

Les falaises de Stevns

Un porridge à la banane pour démarrer la journée, et nous voilà à nouveau sur l’eurovélo 10, que nous allons suivre à la lettre aujourd’hui. Nous traversons des zones de cultures, et quelques zones humides, des petits villages de jolies chaumières, le tout saupoudré de fleurs. Un léger vent se lève, nous arrivons sur la côte ! Nous pique-niquons sur un site militaire de la guerre froide, reconverti en observatoire à oiseaux.

Nous suivons les conseils de la carte touristique, et faisons la première pause de l’après-midi près d’un phare : un premier a été construit au bout d’une maison, puis un second sur une tour sur la falaise. La pause suivante nous permet de découvrir une église perchée sur la falaise, et de prendre le goûter avec un beau panorama. Nous voyons ensuite une rangée de missiles, datant de la guerre froide, qui impressionnent beaucoup les enfants. Nous réalisons alors que les frontières de l’ex-URSS sont très proches.

Nous rejoignons une ancienne carrière, flanquée de son four à chaux, au fond de laquelle un shelter est installé. Mais nous n’avons pas d’eau et il fait chaud, nous prenons juste le temps de nous essayer à la taille de silex au pied de la falaise, avant de nous mettre en quête d’un lieu où dormir… le shelter improbable dans une école n’existe pas, nous allons au camping de Rødvig, profiter des jeux et du confort d’une vraie cuisine, après 36 km de vélo.

Et si on faisait le tour d’un fjord ?

Nous prenons notre temps le matin au camping : petit-déjeuner pris à la cuisine, jeux, et discussions avec une famille franco-danoise. Nous nous mettons enfin en route, avec l’espoir de faire plus de kilomètres que les jours précédents, poussés par un léger vent de dos, et allons profiter de l’ambiance du petit port de Lund.

Nous pédalons ensuite au milieu des champs, puis allons faire les courses, en commençant pas acheter du miel dans un stand de bord de route, comme il y en a beaucoup au Danemark : on prend la marchandise qui nous intéresse et on laisse l’argent dans une boîte, ou on paye avec son téléphone. Nous continuons notre chemin entre bord de mer et champs, avant de rejoindre les berges du fjord de Præstø. Nous avons promis aux enfants un pique-nique avec vue sur le fjord, nous nous posons donc sur le bord d’une petite route pour manger.

Nous longeons le fjord jusqu’à la ville de Præstø, et continuons ensuite notre route à travers les collines cultivées, le vent a tourné, et nous l’avons plutôt de travers-face. Nous arrivons toutefois jusqu’au shelter que nous visions, à Sandvig, dans un port sur la Baltique, après une grande étape de 52 km. Une famille danoise y est déjà installée, et prépare son repas autour du feu ; nous montons la tente, et profitons du shelter pour manger à l’abri du vent, rejoints peu de temps après pas une cyclotouriste belge.

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